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Politique économique

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Création d’une mission interministérielle dédiée aux restructurations d’entreprises / La réindustrialisation de la France passe aussi par le maintien de sites

Dans un contexte économique tendu, marqué par une hausse des défaillances d’entreprises et un ralentissement de la réindustrialisation en 2024, le gouvernement a lancé une mission interministérielle dédiée aux restructurations. Placée sous l’autorité des ministres à l’Industrie et à l’Emploi, cette nouvelle structure vise à renforcer la coordination de l’action publique face aux mutations industrielles.
Bercy (Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP)
Bercy (Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP)

Par décret publié le 1er août, Matignon vient de créer une mission interministérielle consacrée aux restructurations d’entreprises. Placée sous l’autorité des ministres délégués à l’Industrie et à l’Emploi, Marc Ferracci et Astrid Panosyan-Bouvet, cette nouvelle entité sera chargée de piloter, coordonner et renforcer l’accompagnement de l’État dans les processus de restructuration, tous secteurs confondus - à l’exception du secteur financier -, avec une attention particulière portée aux entreprises industrielles.

Rattachée à la Direction générale des entreprises (DGE), dirigée par Thomas Courbe, cette mission vise à structurer une réponse publique plus efficace face à l’augmentation des difficultés rencontrées par les entreprises. Le nom du futur délégué n’est pas encore connu.

Alors que les objectifs de réindustrialisation sont au cœur du Plan France 2030, force est de constater que l’année 2024 aura été marquée par un ralentissement en la matière. Plusieurs facteurs l'expliquent : les défaillances d’entreprises en hausse (13 %), liée au rattrapage post-Covid et à la crise en raison de la crise énergétique, selon la DGE ; l’augmentation des plans de sauvegarde de l’emploi (34,8 %) du fait des restructurations qui accélèrent les fermetures de sites et les réductions d’activités. Sans compter la diminution des autorisations environnementales et les baisses des investissements directs étrangers (-7 %).

Certains secteurs rencontrent d’ailleurs de sérieuses difficultés, comme celui de la plasturgie et de la mécanique, ou le transport et l’automobile, qui accuse un solde négatif avec 31 fermetures rien que pour l’automobile, contre une dizaine d’ouvertures insuffisantes pour compenser les pertes.

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