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Politique économique / Bercy / Transmission d'entreprise / défaillances

Politique économique
Bercy / Transmission d'entreprise / défaillances

Transmission d’entreprises : Bercy lance la "Mission Reprise" pour éviter un choc économique silencieux / Favoriser une culture du repreneuriat

Après avoir relancé le mois dernier le baromètre de la transmission d’entreprises, la ministre Véronique Louwagie poursuit son combat en faveur des PME. Face au vieillissement des dirigeants, le gouvernement a décidé de déployer une initiative nationale pour instaurer une culture de la reprise en France.
Véronique Louwagie (Photo by Telmo Pinto / NurPhoto via AFP)
Véronique Louwagie (Photo by Telmo Pinto / NurPhoto via AFP)

C’est un enjeu trop souvent sous-estimé, mais qui pèse lourd sur l’avenir économique du pays. Chaque année, des milliers d’entreprises ferment leurs portes non pas parce qu’elles sont en difficulté, mais faute de repreneur. Un gâchis silencieux que le gouvernement entend désormais combattre avec la création de la "Mission Reprise", une initiative réunissant des acteurs nationaux et coordonnée par la Direction générale des Entreprises (DGE).

Bercy estime en effet à près de 500 000, le nombre d’entreprises, ancrées localement, qui devraient être transmises dans les dix prochaines années, alors que nombre de dirigeants approchent ou atteignent l’âge de la retraite. Une vague de cessions qui, mal accompagnée, pourrait fragiliser des pans entiers de l’économie locale. "Ce sont des milliers d’entreprises, partout en France, qui font vivre nos territoires, perpétuent les savoir-faire et créent de l’emploi", a souligné Véronique Louwagie, ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Economie sociale et solidaire, à l’occasion du lancement de cette nouvelle mission.

Or, d’après les premiers résultats du baromètre annuel sur la transmission-reprise, qu’elle vient de relancer et publié en juin par la DGE, les entreprises reprises ont de meilleures performances économiques que les entreprises créées ex nihilo : elles affichent des taux de survie plus élevés, une productivité renforcée et un chiffre d’affaires supérieur. Un signal fort qui confirme l’intérêt de favoriser ce type de trajectoire entrepreneuriale.

Pour structurer cette démarche, cette mission s’organisera autour de quatre groupes de travail thématiques : d’abord "Sensibilisation, information, formation" pour faire connaître les enjeux de la transmission-reprise, à la fois auprès des cédants et des entrepreneurs potentiels, "Appariement entre offre et demande", afin de fluidifier les mises en relation entre vendeurs et repreneurs, en s’appuyant sur les plateformes et réseaux existants ; "Freins fiscaux, réglementaires et financiers", pour identifier les blocages persistants et proposer des leviers d’action, et "Animation territoriale" en vue de garantir un accompagnement homogène sur l’ensemble du territoire, en s’inspirant des meilleures initiatives locales. Avec cette mission, l’État souhaite ainsi instaurer un dialogue constructif entre les acteurs de la transmission, qu’ils soient publics ou privés, et co-construire des mesures adaptées aux réalités du terrain.

Les travaux de ces groupes débuteront dès septembre prochain, avec une première restitution prévue fin 2025, en vue d’établir une feuille de route nationale.

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