Macro-économie / Taux / or / banques centrales / réserves mondiales
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Les Banques centrales sont toujours friandes d’or / Elles prévoient d’en accumuler davantage ces prochains mois
L’euro a du souci à se faire. Délogé récemment de sa deuxième position parmi les réserves officielles de change mondiales par l’or, voilà que les Banques centrales clament une fois de plus leur amour pour la "relique barbare". Près de 73 instituts d’émissions ont été sondés par les soins du Conseil mondial de l’or (WGC) et c’est 43 % des répondants qui estiment que leurs propres réserves d’or vont progresser au cours des douze prochains mois.
Signe de cet attrait pour l’or, aucune des institutions sondées n’a indiqué tabler sur une cession d’une partie de ses réserves actuelles. Le WGC expose les raisons mises en avant pour cette hausse des stocks du métal jaune : on y retrouve un triptyque composé de la performance de l’or en temps de crise, de la diversification des portefeuilles et enfin des vertus en qualité de couverture contre l’inflation.
Passer à l’acte
Des arguments qui semblent être de plus en plus audibles par les banquiers centraux, dont les institutions sont de plus en plus nombreuses à gérer plus activement leurs réserves d’or. Là où ils n’étaient que 37 % en 2024, ils sont désormais 44 % cette année. Du côté du conseil mondial de l’or on rapporte que "l’amélioration des rendements reste la principale raison" (pour 85 % des sondés), il n’en demeure pas moins que "la gestion des risques (22 %) a dépassé le trading tactique (14 %) comme deuxième raison la plus choisie".
Une lueur d’espoir pour la monnaie unique et les alternatives au dollar est néanmoins perceptible, c’est avant tout le désamour du billet vert qui guide cet attrait de l’or. Les quelque trois quarts des répondants tablant sur sa baisse à cinq ans sont en effet enclins à évoquer que "la part (dans les réserves de changes) d’autres devises, comme l’euro et le renminbi, ainsi que celle de l’or, augmentera au cours de la même période".
Capitale
Une seule chose semble stable concernant la relique barbare : la prédominance de la Banque d’Angleterre comme lieu de stockage pour les réserves d’or. C’est ce qu’indiquent 64 % des répondants, lesquels, tout en privilégiant le stockage auprès de l’institution britannique, commencent à être conquis par le choix de leur territoire national à cette fin. Les Banques centrales sont en effet 59 % à avoir fait ce choix-là où elles étaient uniquement 41 % en 2024.
Néanmoins ce sont uniquement 7 % des répondants qui ont indiqué qu’ils devraient accroître le stockage national des réserves d’or lors des douze mois à venir, soit une légère progression par rapport à un an plus tôt, lorsqu’ils n’étaient que 2 % à déclarer cette intention. Autre mouvement à la marge cette année, il est constaté une légère résurgence du recours à des lieux de stockage diversifiés à l’étranger et ce pour la première fois en trois ans.
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