Macro-économie / Taux / or / conseil mondial de l'or / world gold council
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La demande d’or ne se tarit pas en ce début d’année / L’attrait pour les lingots et les pièces en est grandement responsable
Une relique barbare qu’on ne cesse de s’arracher. La frénésie est moins prononcée que par le passé certes. Pour autant, en combinant la croissance des volumes à la hausse des cours on enregistre une hausse de 74 % de la valeur de la demande trimestrielle. De quoi la porter à un niveau record de 193 milliards de dollars. Derrière cette hausse se cachent plusieurs moteurs aux contributions inégales.
Ils sont essentiellement situés sur le continent asiatique, d’où provient l’essentiel de l’explosion de la demande de lingots et de pièces. Le Conseil mondial de l’or (CMO) expliquant que les investisseurs de cette partie du monde « ont mené la charge, s’arrachant les produits d’investissement en or ». Au contraire, les fonds américains auraient quant à eux opéré d’importantes sorties de fonds lors du mois de mars, expliquant que « les achats d’ETF adossés à l’or se soient poursuivis au premier trimestre (+ 62 tonnes), mais à un rythme plus lent que lors du très solide premier trimestre 2025 (+ 230 tonnes) ».
Imperturbable
Les achats des différents instituts d’émission continuent quant à eux à être un soutien de longue date pour la demande du métal jaune. Les banques centrales ont en effet continué à augmenter leurs achats au premier trimestre - + 3 % en glissement annuel - et bien que les ventes de certaines d’entre-elles aient progressé. Une dynamique qui devrait se poursuivre tant que nombre de pays émergents auront pour objectif de diversifier le plus possible leurs réserves de change et de réduire la part du dollar dans celles-ci.
L’intelligence artificielle n’est quant à elle pas absente des évolutions de ces derniers mois, le CMO expliquant que « la demande d’or destiné à la technologie a légèrement progressé de 1 % pour atteindre 82 tonnes, alimentée en grande partie par la croissance continue des infrastructures d’IA ». D’autres sujets d’actualité influencent le cours de la relique barbare, tels que la géopolitique considérée par le prévisionniste de référence comme « au cœur de nos perspectives concernant la demande d’or en 2026 ». Il n’est pas seulement question de dédollarisation, mais également d’une inflation élevée et d’un niveau toujours important des cours de l’or attirant les investisseurs.
Inédit
Le métal jaune reste exposé à des forces exacerbées par le conflit au Moyen-Orient, telles que l’attrait pour la liquidité offerte par cet actif. Juan-Carlos Artigas, expert du CMO, souligne que "l’or est si largement accepté que c’est parfois la première chose que l’on vend quand on a besoin de cash ». Il confirme que des liquidations ont eu lieu récemment, allant dans le sens de l’analyse de Valentin Bissat, chef économiste de Mirabaud Asset Management, lequel confiait à WanSquare fin mars qu’on « assiste potentiellement à des banques centrales qui sont contraintes de céder de l’or pour répondre à des besoins de liquidité à court terme ». La guerre aurait également ajouté une perturbation peu commune, physique cette fois-ci puisque Dubaï permettait auparavant le transit de près de 20 % des flux mondiaux du métal.
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