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Banques centrales; Monde; stockage

Macro-économie / Taux / lingots / conseil mondial de l'or / world gold council

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lingots / conseil mondial de l'or / world gold council

Les Banques centrales ont toujours de l’appétit pour l’or / Les nombreux achats récents devraient se poursuivre

Bien que le cours de l’or n’explose pas depuis le début des conflits au Moyen-Orient, cela n’empêche pas les Banques centrales de rester un soutien fidèle au métal roi. Parmi celles qui ont livré leurs vues au Conseil mondial de l’or, c’est près de 45 % qui anticipent une hausse de leurs propres réserves d’or au cours des douze prochains mois. À l’inverse elles sont une majorité - 74 % - à tabler sur une baisse des réserves mondiales en dollars américains lors des cinq années à venir.
Or. Photo par WG / CFOTO / CFOTO VIA AFP
Or. Photo par WG / CFOTO / CFOTO VIA AFP

La demande d’or a de beaux jours devant elle. Ces quatre dernières années ont déjà vu les Banques centrales accumuler en moyenne 1 000 tonnes d’or, ce qui est une nette hausse rapportée aux 500 tonnes en moyenne annuelle lors de la décennie précédente. Elles ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin à en croire les réponses qu’elles ont fournies au Conseil mondial de l’or (WGC), les quelque 76 instituts d’émissions participant sont assez unanimes - 89 % - sur le fait que les réserves d’or des Banques centrales mondiales augmenteront au cours des 12 prochains mois.

Signe de cet optimisme, c’est une très faible proportion des répondants – 1 % - qui anticipe une diminution de ses propres réserves. Le WGC explique que ce sont « la performance de l’or en période de crise, la diversification des portefeuilles et la protection contre l’inflation », qui reviennent essentiellement dès qu’il est question des raisons poussant les Banques centrales à détenir de l’or. L’acquisition n’est pas le seul sujet à l’ordre du jour ; les projets futurs en matière de stockage en témoignent puisque ce ne sont pas moins 7 % des personnes interrogées qui prévoient d’augmenter leur stockage national et 9 % expliquant envisager de diversifier leurs lieux de stockage à l’étranger au cours des 12 prochains mois.

 

Réinventer

 

Une certitude ressort des données publiées par le WGC, le désamour annoncé pour le dollar. La baisse de la part du billet vert dans les réserves est anticipée par près des trois quarts de répondants - 74 % - et serait même significative aux yeux de certains d’entre eux. Là où la part des autres devises, telles que l’euro et le renminbi, est annoncée inchangée sur cette période des cinq prochaines années. Cette enquête - menée après le début des affrontements au Moyen Orient - reflète la défiance engendrée par les évènements géopolitiques et autres sanctions de ces dernières années.

La place perdue par la monnaie américaine serait donc récupérée essentiellement par la relique barbare. Les Banques centrales ont révélé la façon dont elles comptent financer leurs futurs achats d’or, ce sont près de la moitié d'entre elles qui « ont indiqué qu’elles recourraient à un programme d’achat national en monnaie locale, tandis que 38 % ont indiqué qu’elles vendraient des actifs de réserve existants ».

 

Protéger

 

Cette neuvième édition de l’enquête annuelle sur les réserves d’or des banques centrales livre également des enseignements sur les lieux privilégiés pour stocker ses précieux lingots. La Banque d’Angleterre y conserve son trône et demeure le lieu le plus populaire pour le stockage - avec 57 % des sondés y ayant recours – alors même que les Banques centrales sont loin de négliger la diversification sur ce plan-là. Le stockage national se situe en deuxième position - 49 %-, suivi par la Banque des règlements internationaux - 16 %.

Le principal perdant de la séquence actuelle serait la Banque nationale suisse – passant à 6 % contre 12 % en 2025. Les changements survenus cette année n’y sont sans doute pas étrangers, que ce soit le recours accru au stockage national – 9 % contre 5 % en 2025 – ou à des lieux de stockage à l’étranger – passant de 2 % à 10 % en un an. La gestion des réserves d’or n’est pas uniquement purement passive, pas moins de 37 % des répondants expliquant appliquer une gestion active. Ce que le WGC commente en exposant les motivations derrière ce choix ; près de « 85 % des répondants ont évoqué ‘l’amélioration des rendements’ et 42 % ont cité la ‘gestion des risques’. Cette dernière option a connu une forte hausse par rapport aux 22 % enregistrés en 2025 ».

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