Macro-économie / Taux / lingots / or / métal / world gold council
Macro-économie / Taux
lingots / or / métal / world gold council
La demande d’or a marqué le pas au deuxième trimestre / Le retour de l’inflation n’y est pas étranger
La course effrénée de l’or marquerait-elle le pas ? Il semble que ce soit a minima le cas provisoirement, à en croire le Conseil mondial de l’or (WGC), celui-ci explique que les sorties constatées sur les encours en ETF sur l’or parlent pour eux-mêmes au deuxième trimestre 2026 - de l’ordre de 45 tonnes - là où d’autres moteurs de la demande du métal jaune semblent encore insensibles aux tumultes du quotidien. Parfois ces derniers confortent même les acteurs dans le fait de dérouler une stratégie immuable, c’est le cas notamment des Banques centrales.
Celles-ci ont procédé à d’importants achats d’or au deuxième trimestre - de l’ordre de 289 tonnes -, ce qui tranche avec le ralentissement observé lors du premier trimestre. Dorénavant, le WGC considère que les achats de ces acteurs « ont fortement rebondi pour retrouver les niveaux élevés qui ont caractérisé les quatre dernières années ». La tendance est également au retour à la normale pour les différents investissements en pièces et en lingots, lesquels sont stables en glissement annuel sur la période et actent d’un arrêt pour la dynamique exceptionnelle des deux derniers trimestres.
Ligne de flottaison
Sur les cours, en regardant celui de l’once d’or de la London Bullion Market Association - l’association professionnelle internationale traitant le marché mondial de gré à gré des métaux précieux -, on relève une baisse de 8 % entre le premier et le deuxième trimestre 2026. Ce repli est essentiellement dû aux baisses des cours en Amérique du Nord, à l’inflation et aux taux d’intérêt repartant à la hausse - jouant donc défavorablement dans l’arbitrage avec d’autres classes d’actifs - ou encore un dollar qui reprend des couleurs.
Pas de quoi empêcher pour autant l’or de demeurer bien au-delà de sa moyenne de la même période l’an passé, et pas qu’un peu, puisque le cours de l’once y est près de 37 % supérieur. L’émergence de l’intelligence artificielle n’y est pas non plus étrangère, puisque le spécialiste de la relique barbare explique que l’utilisation de l’or à cette fin s’est quelque peu raffermie et a permis de voir l’usage pour le secteur technologique s’élever à près de 80 tonnes. Ce qui a compensé la faiblesse du marché associé à l’électronique grand public.
Horizon
De l’autre côté du spectre, il faut avoir en tête les projections du WGC pour la deuxième partie de l’année, celles-ci évoquent un investissement qui va continuer à être un moteur durable de la hausse la demande. L’offre serait en mesure d’y répondre non pas grâce à l’accélération du recyclage - en baisse de 6 % en glissement annuel - mais bel et bien grâce à une progression de la production minière dans le même temps - 2 %. Un schéma classique lors d’une baisse des cours de l’or, puisque cela décourage la vente de vieux bijoux. Les banquiers centraux devraient continuer à être friands de métal jaune d’ici la fin de l’année, bien qu’un peu moins que l’an dernier.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

