Macro-économie / Taux / Allemagne / OCDE / Réformes
Macro-économie / Taux
Allemagne / OCDE / Réformes
L’Allemagne n’en a pas fini avec les réformes structurelles / Plusieurs conseils lui sont distillés par l’OCDE
Encore loin du compte. Entre problèmes structurels et conjoncturels, voici que l’Allemagne se voit asséner une flopée de recommandations par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), celle-ci jugeant nécessaire de réformer en profondeur l’économie pour y relancer la croissance. Il faut dire que les projections de court terme sont loin d’être resplendissantes avec un PIB uniquement attendu en hausse de 0,4 % cette année, puis de 1,2 % en 2026.
Il n’a pas été dit autre chose par Mathias Cormann, le secrétaire général de l’OCDE, celui-ci résumant en une phrase l’équation qui doit être résolue outre-Rhin. Il s’agit d’y "conjuguer la réforme des règles budgétaires avec des mesures ambitieuses destinées à réduire les charges administratives pesant sur les entreprises et les obstacles réglementaires à la concurrence, et à remédier aux pénuries de main-d’œuvre qualifiée". De quoi renforcer de la dynamique du monde des entreprises, afin d’en récolter les fruits pour la productivité et la croissance au niveau national.
Démographie
Souvent mise en avant pour son modèle énergétique qui s’est effondré avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Allemagne doit faire face dans un futur proche à un chantier considérable sur la question démographique. La viabilité des finances publiques à moyen terme étant loin d’être garantie, l’institution conseille à la coalition au pouvoir de faire une priorité des "tensions grandissantes exercées sur les dépenses par le vieillissement de la population".
Les propositions faites en ce sens vont d’une suppression progressive des incitations financières à la retraite anticipée, conjuguée à des meilleures conditions de travail des seniors ainsi que davantage d’incitations à rester plus longtemps en activité. La pérennité du système de retraite en dépendant. La question de la démographie ne se cantonne pas à ce seul aspect, puisque les pénuries de main-d’œuvre qualifiée sont également pénalisantes pour l’économie allemande.
Pour en venir à bout, un ensemble de mesures ont été mises sur la table ; elles vont d’une amélioration des incitations au travail qui s’exercent sur les femmes, les seniors et les travailleurs à faible revenu, en passant par une diminution des obstacles à l’immigration qualifiée ou encore par de meilleures politiques d’éducation et de formation.
Réformer et réformer
Telle une litanie, l’OCDE continue tout au long du rapport à asséner ses propositions. Au rang des priorités est rangée une réforme du régime d’imposition des couples visant à "réduire le taux marginal effectif d’imposition des revenus des deuxièmes apporteurs de revenu". Autre proposition formulée, celle de restreindre aux élèves et aux étudiants l’accès aux emplois marginaux (ou Minijobs ndlr).
Une fois n’est pas coutume, il est question de simplification administrative et cela ne concerne pas l’Hexagone. Les équipes de Mathias Cormann arguant qu’il "serait possible de faire diminuer les charges administratives des entreprises en déployant davantage d’efforts pour revoir, simplifier et harmoniser les règles et les procédures administratives en vigueur entre les différents niveaux d’administration". La numérisation est une voie suggérée pour y parvenir. La concurrence dans certains secteurs n’est quant à elle pas assez exacerbée au goût de l’OCDE et pour y remédier il est recommandé "d’assouplir les critères d’accès à certaines professions et les obligations à satisfaire pour créer une entreprise".
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