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Agence internationale de l'énergie / Batteries électriques / véhicule électrique
Cette baisse des prix qui profite aux voitures électriques / La filière bénéficie de batteries à des prix plus abordables
Une baisse des cours salvatrice. Avant même d’évoquer les questions de souveraineté, de chaînes d’approvisionnements ou encore de rentabilité, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) considère que le marché mondial des batteries est rentré dans une nouvelle phase ces derniers mois et ce en grande partie de par des composants pour batterie dont le prix a diminué.
Les minéraux de batterie moins chers auraient été un moteur important de la compétitivité accrue de l’électrique. Les équipes de l’AIE étayent leur argumentaire en prenant l’exemple des "prix du lithium, [qui] ont chuté de plus de 85 % par rapport à leur pic en 2022". Loin de s’en tenir à cette seule raison, ils évoquent également les "progrès rapides de l’industrie des batteries elle-même soutiennent également la baisse des prix ".
Question d’échelle
Une montée en gamme sur la question des volumes s’est également produite, permettant de répondre à la croissance de la demande. Les ventes de voitures électriques ayant augmenté de 25 % en 2024, pour un total de 17 millions sur douze mois. En mettant de côté les éventuels conflits commerciaux, toute congestion semble écartée, les cinq prochaines années devant "voir un autre triplement de la capacité de production (de batteries ndlr) si tous les projets annoncés sont construits ".
Tout n’est pas rose pour autant avec la crainte d’une moindre grande compétition interne en Chine, 70 % des batteries y sont produites, ce qui fait craindre à l’AIE que certains producteurs acquièrent "une plus grande influence et un plus grand pouvoir de tarification". D’autant plus que l’Empire du milieu a acquis un véritable savoir-faire à la matière et une longueur d’avance sur de nombreux plans. Les gouvernants du reste du monde, malgré tous leurs efforts pour réduire leur dépendance en la matière, seront bien en peine de parvenir à leurs fins dans un horizon de temps proche.
Régionaliser
L’heure semble néanmoins bel et bien acquise à la recherche d’une souveraineté sur ses approvisionnements. La solution esquissée par l’AIE pour arriver à conjuguer cet impératif à une compétitivité prix de la mobilité électrique se trouve être que "les fabricants chinois de batteries sont susceptibles de continuer à étendre leur empreinte européenne, y compris grâce à des partenariats". Ces derniers sont à même tant d’améliorer l’écosystème des batteries en Europe que de voir l’écart de coûts avec la Chine s’estomper quelque peu.
Les autres géographies ne sont pas en reste avec des États-Unis où la capacité de fabrication de batteries aurait doublé depuis 2022. Ou encore la Corée, dont les producteurs "ont fourni plus d’un cinquième de la demande mondiale de batteries de voitures électriques en 2024 ". Une feuille de route dessinée pour l’Europe pourrait d’ailleurs trouver une résonance ailleurs. Elle consiste avant tout à s’assurer "une forte demande intérieure, ce qui donne aux fabricants le temps d’affiner les processus de production et de développer de solides écosystèmes industriels régionaux". Un prérequis à même d’envoyer le message d’une croissance continue de la demande et ainsi de réduire les risques d’investissement.
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