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blanchiment; dangers; capitaux

Macro-économie / Taux / acpr / France / risque géopolitique / système financier

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Une année 2025 sous le signe de la géopolitique pour l’ACPR / L’institution n’en oublie pas ses combats de longue date

L’ACPR n’échappe pas à la résurgence de la géopolitique, son programme de travail annuel en fait très vite état assurant qu’il faut en tenir compte pour assurer la résilience du secteur financier. L’ACPR n’en oublie pas pour autant des dangers plus traditionnels tels que la lutte contre le blanchiment des capitaux,  ou bien d’autres plus récents tels que les problématiques posées par l’émergence des cryptoactifs.
La géopolitique occupe les préoccupations de l'ACPR. Photo by Gavriil Grigorov / POOL / AFP
La géopolitique occupe les préoccupations de l'ACPR. Photo by Gavriil Grigorov / POOL / AFP

Climat, blanchiment ou encore cryptoactifs, rien n’est laissé au hasard dans le programme de travail de l’ACPR. La géopolitique est cependant l’un des facteurs évoqués dans la communication de l’institution, celle-ci arguant qu’elles "sera attentive aux risques de contagions macro-financiers et évaluera les risques financiers liés à la volatilité des marchés et des matières premières".

Dans la liste de ses priorités, on retrouve ainsi la volonté de suivre " avec attention l’exposition des institutions financières aux éventuels impacts d'une forte volatilité des prix des actifs et des spreads de taux d’intérêt". Un aparté étant même fait pour souligner qu’une attention particulière "sera portée aux organismes les plus exposés à la conjoncture, notamment les acteurs spécialisés dans l'assurance-construction ou l'assurance-crédit". De façon plus générale il est souligné que les hausses des défaillances des entreprises ainsi qu’un endettement qui ne décroît pas incite à la plus grande prudence.

 

Répertorier

 

Un travail en collabaration avec l’Autorité des marchés financiers ainsi que la Banque de France est également annoncé afin de cartographie les "risques liés aux interconnexions du secteur financier, notamment avec les acteurs non bancaires (NBFI)". Un cadre dans lequel est exploré "la faisabilité d’un exercice pilote avec une variété d’acteurs financiers afin de mieux comprendre la nature de ces risques et leur propagation ", il est précisé que cet exercice exploratoire n’aurait pas une quelconque visée réglementaire.

Un travail de mise à jour sera également effectué concernant le secteur bancaire, puisque cette année verra le stress-test conduit tous les deux ans sous l’égide de l’ABE être réalisé. Ce stress-test sera l’occasion de suivre l’évolution des risques du secteur de manière globale. Il est également annoncé que les équipes de l’ACPR "seront pleinement mobilisées dans les travaux de simplification du cadre réglementaire en lien avec le nouvel agenda européen", sans détail sur l’agenda associé.

 

Prioriser

 

Le règlement sur l’IA et la revue du cadre macro-prudentiel seront d’autres occasions pour l’autorité de se retrouver sur le devant de la scène. Elles font partie intégrante d’une stratégie globale, au sein de laquelle le Collège de résolution a désigné trois grandes priorités. On y retrouve ainsi la volonté de mettre en œuvre de nouveaux outils et "en particulier le lancement de missions d’inspections sur place", une détermination à renforcer son expertise sur la question de la résolution des assurances ou encore de continuer à déployer une stratégie d’influence.

Un dernier point détaillé comme devant s’accompagner de "nouvelles analyses horizontales dans le domaine bancaire (sur la séparabilité et le lancement de travaux sur les mécanismes de soutien intra groupe), dans le domaine des assurances (stratégie de point d’entrée unique ou multiple)" et enfin concernant les conglomérats financiers.

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