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ALMA / French Tech 120 / acpr
La fintech Alma devient profitable et continue de tenir ses promesses / Une expansion européenne confirmée
L’année 2025 aura été marquée, pour la fintech Alma, par l’atteinte d’un seuil décisif. Fondée en 2018 et supervisée par l’ACPR, l’entreprise spécialiste du paiement fractionné annonce lundi avoir franchi le cap de la profitabilité l’année dernière. Une étape symbolique dans sa trajectoire : « Elle s’inscrit dans la continuité d’une marge opérationnelle positive depuis plusieurs années, et garantit à l’entreprise une croissance indépendante et pérenne, sans besoin de nouveaux capitaux ou actionnaires pour financer son activité », se félicite-t-elle. « Alma prouve qu’un modèle de paiement fractionné peut être rentable sans dépendre des frais de retard. Contrairement à certains acteurs dont une part significative des revenus provient de ces pénalités facturées aux consommateurs, Alma a fait le choix stratégique de ne jamais y avoir recours. Les taux d’impayés sont restés à un niveau très faible en 2025 malgré l’expansion géographique, le lancement de nouveaux produits et l’intégration de plus de 5 000 nouveaux commerçants. Cette stabilité reflète la qualité de ses algorithmes d’évaluation des risques et l’expertise des équipes », explique l’entreprise.
Promesses tenues
Sa dernière opération de financement remontait à 2022, et se chiffrait à 210 millions d’euros (115 millions d’euros en equity et 95 millions d’euros de dette). Ses investisseurs historiques – Cathay Innovation, Eurazeo, Bpifrance via son fonds Large Venture, Seaya Ventures et Picus Capital – y avaient participé, ainsi que de nouveaux d’entre eux, comme Tencent, GR Capital ou Roosh Ventures. Alors que la start-up, co-fondée et dirigée par Louis Chatriot, avait déjà gagné la confiance de grands commerçant français (comme les Galeries Lafayette, le Printemps ou Alain Afflelou), elle prévoyait d’utiliser ces fonds notamment pour accélérer son expansion européenne.
Force est de constater que ses promesses ont été tenues : Alma est désormais installée dans 10 pays, enregistre de forts taux de croissance en Italie, en Espagne et au Benelux, tandis que sa trajectoire s’accélère aussi en Allemagne. Une manière de pouvoir accompagner au mieux des enseignes multi-pays, souligne l’entreprise.
Avec 2,5 milliards d’euros de volume d’affaires générés en 2025 (+ 30 %) et 114 millions de revenus annuels récurrents (+ 32 %), la croissance aura été au rendez-vous. Un certain nombre d’enseignes, comme La Redoute, Vente-unique ou ManoMano, entre autres, ont aussi rejoint Alma, afin de permettre à leurs consommateurs d’utiliser ses services. À date, la société accompagne 23 000 commerçants, parmi lesquels l’on retrouve aussi la SNCF ou Maison du Monde.
En 2025, 2,3 millions de nouveaux consommateurs en Europe ont choisi Alma pour financer leurs achats, avec des volumes de transactions tout particulièrement orientés à la hausse sur le marché du bien-être (+ 57 %) et du voyage (+ 53 %). "Les secteurs de l’électronique et des télécoms enregistrent également une croissance soutenue, en hausse de 40 %, confirmant la pertinence du paiement fractionné sur des paniers élevés et l’extension de son utilisation à des secteurs et achats à plus forte valeur", détaille Alma. Au total, 9 millions de consommateurs utilisent désormais ses services, sur ses dix marchés.
Objectifs pour 2026
« Nous avons toujours considéré que le paiement fractionné se devait d’être à la fois performant et durable, et s’imposer comme un standard de marché, à condition d’être piloté avec exigence et discipline. Les résultats que nous publions aujourd’hui le confirment. Depuis la création d’Alma, nous avons fait le choix de proposer un modèle centré sur la performance pour les commerçants, sans frais de retard pour les consommateurs, avec une gestion rigoureuse du risque », a expliqué Louis Chatriot à l’occasion de l’annonce. « Cette cohérence guide notre trajectoire et continuera de structurer notre développement autour d’une ambition claire : accélérer notre leadership européen et continuer à transformer le paiement en plusieurs fois en une infrastructure simple, transparente et performante au service de l’économie réelle, portée par une croissance maîtrisée et une profitabilité pérenne », a poursuivi le dirigeant. Pour 2026, l’entreprise prévoit de poursuivre sa croissance supérieure à 30 % et de muscler sa présence sur ses marchés prioritaires, soit le Benelux, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Portugal.
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