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L’ACPR changera de secrétaire générale à compter de mars / Emmanuelle Assouan succède à Nathalie Aufauvre
Une mission qui promet d’être bien remplie. L’arrivée d’Emmanuelle Assouan en qualité de secrétaire générale de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), à compter du 2 mars, s’accompagne de la poursuite du programme de travail établi pour l’année 2026. Celui-ci dégage cinq priorités majeures pour le secrétariat général qui ont chacune reçu l’aval du Collège de supervision. Parmi lesquelles on retrouve la question de l’intelligence artificielle et ce tout particulièrement sur le plan de la tokenisation des services financiers.
Ces derniers jours, Nathalie Aufauvre, occupant actuellement le poste de secrétaire générale, relayait la volonté de l’ACPR de contribuer aux travaux qui "visent au développement d’une réglementation propre à la DeFi combinant finance traditionnelle et mécanismes propres issus d’autres secteurs économiques". Les développements récents du secteur des cryptoactifs font également dire à l’institution qu’elle "s’engagera pleinement dans la revue stratégique en vue de la révision du règlement MiCA" avec le désir de renforcer les protections dont bénéficient les détenteurs de cryptoactifs.
Sur ses gardes
L’autorité compte bien ne pas relâcher sa surveillance liée aux risques de marché et souverains, le secteur financier tricolore y étant largement exposé. Le fait qu’on soit dans "un contexte de finances publiques en tension" n’est pas non plus anodin, à en croire le programme de travail dévoilé ces derniers jours. L’ACPR compte également publier les enseignements d’un stress test mené l’an passé et ayant impliqué une grande partie du système financier tricolore. La question de "la maîtrise des risques liés aux interconnexions au sein du système financier notamment avec les NBFI" est au cœur de cet exercice concomitamment aux préoccupations liées au développement du crédit privé par les acteurs non bancaires.
L’analyse de la qualité des systèmes de gouvernance et celle de la soutenabilité des modèles d’activité des différents acteurs du secteur financier sont également au programme. Notamment en ce qui concerne l’intégration des enjeux de durabilité dans la gouvernance des risques. Des sujets qui seront loin d’être inconnus pour celle qui fera son retour à l’ACPR après en avoir été la secrétaire générale adjointe entre janvier 2020 et avril 2021.
Tous azimuts
En plus de 16 ans au sein de la Banque de France, l’ancienne Sciencepiste en aura consacré une bonne partie à la stabilité financière jusqu’à devenir la directrice générale de ce département. Un bagage précieux au moment où l’ACPR ambitionne d’améliorer sa supervision en ciblant plus efficacement les vulnérabilités spécifiques de chaque établissement dont elle a la charge. Une expérience qu’elle mettra également à profit pour arriver à ce que dans la "continuité de la mise en œuvre du règlement DORA, l’autorité intensifie le suivi des risques opérationnels (notamment IT et cyber) et des risques liés à l’externalisation dans ce domaine".
Une direction de l’innovation, des données et des risques technologiques va voir le jour cette année. L'accent a également été mis sur l’importance pour l’ACPR de poursuivre la stratégie d’influence qu’elle déploie que ce soit à travers des travaux d’analyse ou bien de doctrine.
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