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stress test; banques; assurances

Macro-économie / Taux / acpr / AMF / Banque de France

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Les autorités françaises avancent sur leur premier stress test intégré / Elles ont clarifié les objectifs de ce dernier

Inspirées par un exercice mené par les autorités britanniques et achevé fin 2024, la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et l’Autorité des marchés financiers sont à l'œuvre pour produire le premier stress test intégré à l’échelle de l’Hexagone. Celui-ci doit déboucher sur un rapport de synthèse rendu public à l’automne 2026.
La Banque de France est à la manoeuvre avec l'ACPR et l'AMF. Photo par DANIEL PERRON / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
La Banque de France est à la manoeuvre avec l'ACPR et l'AMF. Photo par DANIEL PERRON / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Une première dont les contours se précisent. Le stress test intégré dans lequel se sont lancées la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) commence à prendre forme. Il vise à intégrer l’ensemble des interactions entre les acteurs du système financier français, lors d’un choc de marché qualifié de sévère. Les trois institutions expliquent que cette simulation porte sur « un horizon de dix jours ouvrés, dont la sévérité [du choc ndlr] dépasse la plus mauvaise quinzaine observée au cours des vingt dernières années".

La participation des différents acteurs - banques, gestionnaire d’actifs et autre assurance - est volontaire, aussi, plus ils seront nombreux à se prêter au jeu, plus les enseignements seront pertinents. D’autant plus que ce stress test s’intéresse tout particulièrement aux réactions des parties prenantes, notamment en termes de gestion de la liquidité. Se voulant innovant, l’exercice ambitionne d’être original dans la collecte des réactions. À l’inverse des exercices dits traditionnels, il ne sera pas cette fois retenu des hypothèses conventionnelles mais il leur sera demandé de « préciser les marchés qu’ils prévoient de solliciter, le calendrier de leurs interventions, les volumes concernés ainsi que les contreparties impliquées ».

 

Répercuter

 

Cependant si cette collecte des réactions effectives des participants est précieuse, les trois institutions sont bien obligées d’avoir recours à un modèle dit « top-down ». Ce dernier leur permettra à la fois de se faire une idée des effets de second tour et de modéliser les choix fait par les acteurs non participants. Un ensemble de données que les organisateurs espèrent qu’elles leur permettront « d’identifier d’éventuelles incohérences à l’échelle du système, par exemple lorsque plusieurs institutions prévoient de vendre les mêmes actifs ou de mobiliser les mêmes sources de liquidité », le décalage potentiel entre les réactions de certains acteurs et les anticipations de leurs contreparties est également redouté.

Pour l’heure, les estimations du premier tour ont été transmises par l’ensemble des établissements et sont soumises tant à une recherche de cohérence qu’à une agrégation à l’échelle du système. Sitôt les conclusions établies, l’exercice verra son second volet s’ouvrir. La Banque de France, l’ACPR et l’AMF vont échanger avec les participants et s’attacheront à détailler les circonstances dans lesquelles « pourrait se former une dynamique auto-entretenue où les réactions défensives de chacun dégradent la situation des autres ».

 

Horizon

 

Le rapport de synthèse devrait quant à lui être publié cet automne. L’occasion de constater si les trois canaux majeurs de transmissions des tensions financières identifiés en amont du rapport sont toujours d’actualité. En premier lieu, étaient citées « les détentions et expositions croisées entre participants » (qu’il s’agisse de titres, dépôts, lignes de crédit, dérivés, opérations de pension), ensuite « la concentration de positions similaires et le risque de ventes forcées » dans la mesure où celles-ci peuvent amplifier les dynamiques de baisses de prix. Enfin, le dernier point concerne les besoins de liquidité, les appels de marge et les opérations de prise en pension. Autant d’actions considérées comme étant susceptibles de s’enchaîner et in fine de « générer des tensions sur la liquidité du système au moment où la demande s’accroît ».

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