Macro-économie / Taux / AMF
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AMF
Les particuliers ne s’arrêtent plus d’investir / Un début d’année sur les chapeaux de roues
Les Français ne laissent pas la Bourse de côté. Bien au contraire, la lecture des chiffres de l’Autorité des marchés financiers (AMF) montre que le nombre d’investisseurs français ayant réalisé au moins une transaction est au plus haut niveau depuis 2018 – année d’apparition du dispositif de déclaration des transactions. La dynamique est notable avec une progression de 14 % relativement aux six derniers mois de l’année 2025.
Les Français jettent autant leur dévolu sur les actions - 1,2 million d’entre eux a effectué une transaction en actions sur la période – que sur les ETF – près de 900 000 lors de chaque trimestre. Des opérations opérées en partie par le flux continu de nouveaux investisseurs, de quelque 282 000 sur la période, mais également par ceux qui sont rentrés sur ces marchés il y a un peu plus longtemps. On pense notamment aux 315 000 y ayant fait leur apparition lors des six premiers mois de l’année 2025.
Tenir en place
Un cocktail qui contribuerait largement à l’explosion du nombre de transactions sur des actions cotées dans l’Union européenne. Rien que sur ce premier semestre, ce ne seraient pas moins de 36 millions qui ont fait l’objet d’une déclaration à l’AMF, soit une progression de 28 % en un an. Un plus haut là encore depuis 2018 et c’est encore plus frappant en ce qui concerne les ETF, où c’est également le cas et où la hausse est de l’ordre de 69 %. Ce nombre croissant de particuliers à investir en actions s’accompagne d’un recours accru à des prestataires situés en dehors du territoire national.
Sur ce début 2026, le choix d’un prestataire établi en France reste majoritaire et regroupe 850 000 Français chaque trimestre, là où le reste de l’Union européenne parvient à en attirer pas moins de 350 000 sur ces périodes. Le signe d’une concurrence accrue pour attirer sous sa bannière les investisseurs en herbe. Une lutte qui est encore plus forte en ce qui concerne les ETF, puisque parmi les nouveaux investisseurs en ETF, ce sont près de 44 % - 175 000 - d’entre eux qui se tournent vers un prestataire européen non français, réduisant la part de marché des acteurs nationaux à 56 % - 219 000 individus.
Profil
Un mouvement concomitant à une rupture dans le profil des investisseurs : ces derniers sont devenus à la fois plus jeunes et moins dépensiers en un peu moins d’une décennie. Au deuxième trimestre 2026, les investisseurs en ETF ont 38 ans et ceux en actions ont 47 ans, là où ils avaient près de 60 ans en 2018. Une démocratisation qui s’accompagne logiquement d’une baisse du montant des transactions : la médiane est passée de 1 000 euros en 2020 pour les actions contre 481 euros aujourd'hui, là où pour les ETF la bascule est encore davantage prononcée puisque de 1 600 euros, nous sommes passés à un chiffre de 95 euros.
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