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Court terme; IA; risques mondiaux

Macro-économie / Taux / Forum économique mondial / Davos / perspectives / 2025

Macro-économie / Taux
Forum économique mondial / Davos / perspectives / 2025

Les conflits économiques et armés au cœur des débats à Davos / Le Forum économique mondial fait état d’une grande instabilité à court terme

Un rapport sur les risques mondiaux où une courte majorité de 52 % évoque des perspectives mondiales instables lors des deux prochaines années. Ce nombre fourni par le Forum économique mondial est en droite ligne avec celui présent dans l’édition précédente du rapport sur les risques mondiaux.
Forum économique mondial. Photo by Fabrice COFFRINI / AFP
Forum économique mondial. Photo by Fabrice COFFRINI / AFP

Un rapport sur les risques mondiaux qui sonne comme un retour plusieurs décennies en arrière. Les auteurs du Forum économique mondial (WEF) en conviennent volontiers, jugeant que "nous vivions l’une des périodes les plus divisées depuis la guerre froide, qui dévoile des perspectives sombres pour les trois horizons temporels - actuel, à court terme et à long terme". Ainsi sur les deux années à venir c’est ni plus ni moins que "31 % des personnes interrogées [qui] s’attendent à des turbulences et 5 % à des perspectives houleuses".

Lorsqu’on y ajoute les quelque 52 % à penser que les perspectives économiques seront instables, on aboutit à une augmentation combinée de ces trois catégories "de quatre points de pourcentage par rapport à l’année dernière, ce qui indique un pessimisme accru pour le monde jusqu’en 2027". L’optimisme ne monte pas au contraire et ce puisque le risque d’erreur de calcul ou d’appréciation de la part des acteurs politiques et militaires est considéré comme grand. Pire encore, si on se place à un horizon de temps de dix ans c’est 62 % des personnes interrogées qui tablent sur une période orageuse ou turbulente.

 

Têtes de gondoles

 

Parmi les risques de premier ordre, on retrouve les conflits armés entre États désormais considérés comme le premier risque actuel par près 23 % des répondants et ce alors même qu’ils "n’étaient pas considérés comme un risque majeur sur deux ans il y a deux ans". Les conflits de nature économiques et les tensions associés grimpent de leur côté de la 14e place en 2024 à la 9e cette année, comme un symptôme d’une forme de "malaise quant à la voie à suivre pour les relations économiques mondiales". Le cyberespionnage rentre également dans le top 5 des risques à court terme.

Lorsqu’on se place à horizon 2027 c’est cette fois-ci la désinformation qui rafle la mise et ce pour la deuxième année de suite. Pour les équipes du WEF il existe de nombreux moyens par lesquels "la prolifération de contenus faux ou trompeurs complique l’environnement géopolitique ". Une crainte qui peut agir sur plusieurs biens, permettant à la fois " à des entités étrangères d’influer sur les intentions des électeurs", tout comme "il peut semer le doute parmi le grand public dans le monde entier sur ce qui se passe dans les zones de conflit" ou encore être utilisé afin de ternir l’image de produits ou de services d’un autre pays.

 

En retrait


On ne se contente pas cependant de point du doigt les risques perçus comme les plus prégnants. On souligne également chez les équipes du WEF qu’il existe un décalage entre des " conséquences négatives des technologies de l’IA [qui] sont l’un des risques qui augmentent le plus dans le classement des risques à dix ans" et une crainte relativement faible d’ici 2027. Il est ainsi argué qu’à dix ans, il se peut que l’IA favorise l’émergence de "risques à faible probabilité mais à fort impact, notamment la violence entre États due au terrorisme biologique et les conséquences néfastes des technologies d’avant-garde impliquant une utilisation accidentelle ou malveillante des technologies d’édition génétique". Concomitamment il existe des immenses progrès réels et potentiels pour l’humanité, découlant des mêmes biotechnologies.

De la même façon que l’inflation rentre dans son lit et qu’une partie des risques de récession économique se dissipe, ces deux dangers voient les inquiétudes liées s’apaiser. Aujourd’hui aucun risque économique ne figure parmi les dix premiers, "l’inflation, qui occupait la 7e place l’année dernière, est tombée à la 29e, avec une baisse similaire pour le ralentissement économique, qui occupait la 9e place l’année dernière et qui est maintenant à la 19e place". Cependant les parties prenantes gouvernementales sont quant à elles toujours autant " préoccupées par la dette (7e place) et les organisations internationales, le secteur privé et les gouvernements " le sont par la criminalité et l’activité économique illicite (7e place).

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