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IA; WEF; PDG

Macro-économie / Taux / cybercriminalité / Davos / Forum économique mondial

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cybercriminalité / Davos / Forum économique mondial

La cyberfraude préoccupe au plus haut point les dirigeants / L’intelligence artificielle n’y est pas étrangère

À la fois pointée du doigt pour les vulnérabilités qu’elle entraîne tout comme identifiée comme clé pour la cybersécurité, voici comment la cyberfraude est qualifiée dans la dernière publication du Forum économique mondial. Celle-ci explique que les PDG considèrent désormais que leur principale préoccupation en la matière est la cyberfraude devant les rançongiciels. Le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont un peu fébriles, étant 31 % à se dire peu confiants dans la capacité de leur pays à répondre aux attaques critiques contre les infrastructures.
Cybercrime. dpa Picture-Alliance via AFP
Cybercrime. dpa Picture-Alliance via AFP

Un thème qui ne manquera pas d’être évoqué à Davos. Le dernier rapport Global Cybersecurity Outlook du Forum Économique Mondial (WEF) a fait la part belle à la cyberfraude ainsi qu’à l’intelligence artificielle. Les dirigeants interrogés ayant largement constaté une augmentation des vulnérabilités liées à l’IA l’an passé (pour 87 % d’entre eux) et une part encore plus grande estime que l’IA sera "la plus grande pression façonnant la cybersécurité en 2026 ".

La cyberfraude serait devenue ni plus ni moins qu’une "menace omniprésente", s’étant répandue à travers l’ensemble des secteurs et des géographies. Tantôt soutenue tantôt contrée par l’utilisation de l’IA, un tableau d’ensemble dans lequel la fragmentation géopolitique joue un rôle essentiel. Les équipes du WEF considérant qu’elle aggrave encore les risques, que ce soit "en remodelant les stratégies de cybersécurité" et également en "creusant les écarts de préparation entre les régions".

 

Craintes

 

On distingue une large appréhension au moment d’entamer l’année 2026, il faut dire qu’en se retournant sur l’année passée on peut constater que "les vulnérabilités liées à l’IA ont augmenté plus rapidement que toutes les autres catégories". Les principales préoccupations pour les mois à venir seraient "les fuites de données liées à l’IA générative (34 % des répondants)" et "l’évolution des capacités adverses" (29 %). Les questions de nature cyber résonnent d’autant plus aux oreilles des dirigeants que ceux-ci sont 73 % à déclarer avoir été touché ou bien leur entourage.

Une des failles majeures identifiées se trouve être les chaînes d’approvisionnements, identifiées par 65 % des grandes entreprises tel " leur plus grand obstacle à la cyberrésilience, contre 54 % l’an passé". La concentration du secteur inquiète à ce titre avec certains grands fournisseurs de services cloud et d’accès à internet ayant subi des défaillances ces derniers mois, paralysant temporairement certains pans d’une économie largement numérisée.

 

Tous pour un


Face à cette nouvelle donne tous ne sont pas logés à la même enseigne, la confiance dans la capacité de son pays à gérer des cyberincidents majeurs varie largement allant de 84 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à 13 % en Amérique latine et aux Caraïbes. Jeremy Jurgens, directeur général du Forum Économique Mondial, considère que désormais "le défi pour les dirigeants n’est plus seulement de comprendre la menace, mais d’agir collectivement pour la devancer ". Cette organisation entre acteurs privés et public issus de géographies différentes est d’autant plus importante à mettre en place, que pour l’heure "les inégalités en matière de cybercapacités se creusent, exposant de manière disproportionnée les petites organisations et les économies émergentes".

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