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croissance; Singapour; femmes

Macro-économie / Taux / IA / Asie / inégalités

Macro-économie / Taux
IA / Asie / inégalités

Une intelligence artificielle à deux vitesses en Asie / La fragmentation économique pourrait s’accroître sur le continent

Pas de réduction des inégalités en Asie à attendre du fait de l’intelligence artificielle (IA), c’est le message asséné sur le blog du Fonds monétaire international. Qu’il s’agisse des différences entre pays ou des secteurs au sein d’entre eux, leur faculté à bénéficier de l’IA varie énormément. Sécurité sociale, réglementations ou encore éducation sont invoquées pour y faire face.
Tokyo CEATEC (Combined Exhibition of Advanced Technologies) 2024. Photo by david mareuil / ANADOLU / Anadolu via AFP
Tokyo CEATEC (Combined Exhibition of Advanced Technologies) 2024. Photo by david mareuil / ANADOLU / Anadolu via AFP

Avec près de la moitié des emplois dans les économies avancées de la région qui sont exposés à l’IA, les économies émergentes et en développement ne sont pas loties de la même façon. Ces dernières n'auraient quant à elles qu’un quart des postes qui seraient dans cette situation, rapportent des travaux du Fonds monétaire international (FMI). Le marché du travail en sera vraisemblablement modifié en conséquence. Cependant ces mêmes pays les plus exposés ont également un grand nombre d’emplois qui sont quant à eux complémentaires. Tristan Hennig et Shujaat Khan, économistes au FMI, arguent que cela "signifie que la technologie améliorera probablement la productivité plutôt que de remplacer complètement ces rôles ".

 

Résoudre

 

Confrontés à de possibles hausses des inégalités, les décideurs politiques se voient souffler plusieurs solutions par les deux chercheurs. La première d’entre elles concerne le marché du travail ; il est en effet suggéré de déployer des filets de sécurité sociale efficaces en parallèle de programmes de reconversion pour les travailleurs concernés par les changements produits par l’IA.

Les velléités réglementaires de certains seront peut-être réveillées par l’une des pistes évoquées : celle d’un bon arbitrage entre perturbations induites par l’IA et opportunité pour la productivité ou la croissance. Le levier réglementaire étant alors mentionné comme pertinent pour parvenir à cette fin notamment via la promotion d’un usage éthique de l’IA et d’une protection des données ordonnée.

Une troisième idée est proposée, elle fait état de la pertinence de fournir un effort conséquent sur l’éducation et la formation dans les économies émergentes en Asie. Cela pourrait leur permettre d’aider leur main-d’œuvre à tirer parti des possibilités offertes par l’IA. C’est même peu ou prou leur seul choix étant donné "qu’elles comptent relativement peu d’emplois dans lesquels l’IA pourrait rendre les travailleurs plus productifs".

 

Multiples

 

Autant de solutions qui ne suffiront peut-être pas puisque la liste des défis est bien plus exhaustive. Les secteurs ne seront pas tous gagnants loin de là, le blog du FMI avance que "les travailleurs les plus susceptibles de bénéficier de l’IA occupent généralement des postes de direction, de professionnels et de techniciens, qui ont déjà tendance à figurer parmi les professions les mieux rémunérées ". Là où ceux qui pourraient le plus en souffrir exercent dans les services, la vente et le soutien administratif.

Les femmes pourraient également devoir faire l’objet d’une attention particulière, selon les auteurs, étant "plus susceptibles d’être exposées aux perturbations causées par l’IA, car elles occupent plus souvent des postes dans les services, la vente et le travail administratif ". De l’autre côté les hommes y seraient moins sensibles étant surreprésentés dans des professions moins sensibles à ce risque telle que les ouvriers agricoles, les opérateurs de machines et les ouvriers peu qualifiés.

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