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Cnuced / commerce / Asie
Le commerce mondial ne connaît pas encore la crise en 2026 / Les biens technologiques ont la cote
Un record à contre-courant. Le commerce international est bien parti pour atteindre une valeur record cette année, au vu des excellents chiffres enregistrés cette année. La dynamique est clairement à la hausse, ce qui s’expliquerait en grande partie par la progression des prix des marchandises. Celle-ci est de l’ordre de 3,6 % au titre du premier trimestre et devrait être de près de 5 % pour les trois mois suivants.
Un phénomène attribuable d’une part à la progression des prix de l’énergie et d’une partie des matières premières. Une explication sur laquelle s’appuie la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les données dévoilées par ses soins attesteraient qu’une « part importante de la hausse reflète l’augmentation des prix plutôt qu’une croissance réelle des volumes échangés ». Les perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, associées aux préoccupations concernant l’approvisionnement en énergie auraient « entraîné une hausse des coûts de l’énergie, du transport, de la logistique et de la production ».
Figure de proue
Au premier rang des moteurs du commerce on retrouve les biens à forte intensité technologique, sous leurs différentes déclinaisons que sont les infrastructures d’IA, les technologies numériques ou encore la mobilité électrique. Autant de facteurs qui se retrouvent dans des données toute aussi éloquentes, le commerce a ainsi « progressé de 38 % pour les minerais essentiels, de 25 % pour les semi-conducteurs, de 15 % pour les batteries, de 14 % pour les produits TIC et de 11 % pour les véhicules électriques ».
De quoi compenser la baisse observée sur les produits chimiques, l’acier ou encore plusieurs produits associés aux énergies renouvelables. Le commerce de combustibles fossiles maintient quant à lui un cap de croissance, soutenu par une progression notable des prix. Des données agrégées qui cachent des réalités bien différentes suivant les géographies. Une région se distingue tout particulièrement en la personne de l’Asie de l’Est.
Hétérogène
Ce formidable soutien pour le commerce se retrouve dans la vigueur observée en Chine et en Corée du Sud lors de ce début d’année. Une aubaine alors que l’équation est bien plus médiocre ailleurs, avec un recul ailleurs en Asie et que « l’Afrique et les Amériques ont enregistré une croissance des importations supérieure à celle des exportations ». L’Asie de l’Est s’est avéré dans le même temps le seul facteur de résilience au premier trimestre dans le commerce entre économies en développement ou Sud-Sud. Les chiffres notables sur les trois premiers mois de l’année contiennent une nouvelle progression de l’excédent chinois et à l’inverse une réduction du déficit commercial américain.
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