Macro-économie / Taux / véhicules électriques / Chine / démocratisation / industrie
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véhicules électriques / Chine / démocratisation / industrie
Le défi de l’accessibilité toujours d’actualité pour les véhicules électriques / La Chine est érigée en exemple sur la question
Ford, Volvo et peut-être demain un autre grand nom de l’automobile. La liste des constructeurs révisant à la baisse leurs ambitions n’est pas pour réjouir les membres de l’Agence internationale de l’énergie auteurs d’une note sur la question, ils se font d’ailleurs l’écho de "rapports récents [qui] suggèrent que d’autres constructeurs automobiles, tels que Toyota, Mercedes-Benz et Stellantis, pourraient revoir les prévisions de ventes de voitures électriques à court terme".
Clé de la réussite
Pas de miracle attendu cependant pour eux, puisque leur décryptage du succès chinois en la matière évoque "plus d’une décennie de soutien politique, à la concurrence croissante et à la baisse des prix des batteries". Un soutien de longue date qui permet aujourd’hui aux autorités chinoise de se targuer d’une accessibilité croissante, permettant de statuer que "près de 95 % des petites voitures vendues dans le pays au premier semestre 2024 étaient électriques". Il est possible que les modèles électriques puissent représenter une vente de voitures sur deux dans l’Empire du Milieu en 2024.
Un succès dont les recettes pourraient être reprises ailleurs sur le globe, néanmoins à lire les deux auteurs on comprend que c’est plutôt dans le moyen terme que dans le court terme étant donné que "les récents tarifs et droits compensateurs sur les importations de voitures électriques en provenance de Chine, adoptés par des pays et des régions tels que le Canada, l’Union européenne, la Turquie et les États-Unis, pourraient limiter la disponibilité de modèles abordables à court terme".
Les effets immédiats sont plutôt susceptibles de "réduire la pression concurrentielle sur les constructeurs automobiles nationaux pour qu’ils sortent des modèles électriques plus abordables à moyen terme ", malgré le fait que ces mesures soient pensées en soutien à cette même industrie locale et à effacer les avantages de subventions injustes.
Géographies
Les programmes de location sociale visant à "faciliter l’adoption de véhicules électriques pour les ménages à faible et moyen revenu" sont évoqués comment un soutien politique à même d’améliorer la démocratisation des véhicules électriques. La France est mise à l’honneur puisque c’est son exemple qui est retenu avec un "système de crédit-bail social français, lancé en décembre 2023, [qui] a permis à des dizaines de milliers de ménages de conduire de l’électricité, avec des paiements mensuels allant de 49 euros à 150 euros ".
Un cercle vertueux voit le jour suite à de telles initiatives avancent-ils étant donné qu’elles "pourraient inciter davantage les constructeurs automobiles à lancer des modèles plus abordables pour puiser dans la demande croissante créée par de telles initiatives".
Des évolutions notables sont remarquées de l’autre côté de l’Atlantique avec des voitures électriques d’occasion qui y deviennent moins chères. On avance qu’à "la mi-2024, le prix moyen des voitures électriques d’occasion était supérieur à 33 000 dollars aux États-Unis, soit une baisse de plus de 20 % d’une année sur l’autre", les voitures d’occasion conventionnelles n’ayant vu leur prix baisser qu’uniquement de 7 % à hauteur de 27 000 dollars.
Le défi est peut-être plus grand dans les économies émergentes, les auteurs retiennent le cas indien où malgré le fait que "le premier constructeur automobile local Tata Motors a lancé quelques modèles électriques à un prix inférieur à 15 000 dollars en 2023", soit un prix bien plus faible que dans les économies avancées, il s’avère que les voitures à combustion internes les plus vendues y ont coûté en moyenne près de 7 000 dollars. Difficile dès lors d’être compétitif à court terme pour la mobilité électrique.
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