Macro-économie / Taux / démographie / croissance / Zone euro / marché du travail
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Légère embellie démographique en Europe / Un coup de pouce pour la croissance à la clé
La population européenne va continuer de vieillir et de diminuer sensiblement au cours des générations à venir mais un peu moins que prévu, entraînant un léger effet positif sur la croissance, selon le dernier bulletin économique de la Banque centrale européenne (BCE).
Quoi qu’il en soit, le constat est sans appel : les dernières projections d’Eurostat prédisent une diminution de 4,5 % de la population de la zone euro d’ici la fin du siècle, soit 16 millions d’Européens en moins. Pire encore, le nombre de personnes en âge de travailler devrait, lui, chuter de 19 %, passant de 221 millions en 2022 à 180 millions en 2100. Au total, il y aura, à cette date, près de deux personnes âgées pour trois personnes en âge de travailler, contre une seule aujourd’hui.
0,1 point de PIB en plus par an
Pourtant, la pandémie et l’afflux de migrants ont récemment engendré un impact net positif sur les projections démographiques. La population de la zone euro devrait désormais atteindre un pic de 355 millions en 2041, soit quatre ans plus tard que prévu, si bien qu’elle est censée être supérieure de 1,4 % à l’horizon 2050 aux prévisions précédentes.
Une amélioration qui devrait engendrer un effet positif sur la croissance potentielle de la zone euro – de l’ordre de 0,1 point de PIB supplémentaire par an jusqu’en 2050 – mais aussi sur les finances publiques au cours des prochaines décennies.
En effet, une population en déclin et vieillissante entraîne des répercussions négatives sur les perspectives économiques par divers canaux. En particulier, on s’attend à ce qu’elle freine la croissance de la production potentielle, principalement par une contraction de l’offre de main-d’œuvre et éventuellement par d’autres composantes de la croissance potentielle comme la croissance de la productivité du travail.
"Les perspectives un peu plus positives concernant la démographie de la zone euro devraient donc atténuer ces pressions dans une certaine mesure", expliquent Maximilian Freier, Benoit Lichtenauer de Joachim Schroth, économistes à la BCE et auteurs de l'étude.
Pas de retour en arrière sur les retraites
Dans l’ensemble, cependant, les tendances de fond continuent de poser des défis importants à l’économie de la zone euro, concède l'étude, qui rappelle que les réformes du marché du travail et des retraites doivent plus que jamais être axées sur l’augmentation du taux d’activité. La hausse des dépenses liées à l’âge et la réduction de l’assiette fiscale de la population en âge de travailler risquant d’exercer une pression croissante sur les finances publiques.
"En particulier, les pays dont les finances publiques sont déjà vulnérables devraient s’abstenir de revenir sur les réformes passées des retraites qui ont largement contribué à améliorer la viabilité de leurs systèmes de retraite", insistent les auteurs de l'étude. Une conclusion qui résonne étrangement bien ici, en France, et qui devrait conforter le gouvernement.
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