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La Banque de France sabre ses prévisions de croissance / Même le scénario favorable n’est guère reluisant
La Banque de France révise sensiblement ses prévisions de croissance. L’institut d’émission juge que le Produit intérieur brut (PIB) en volume de l’Hexagone devrait progresser de 0,5% en 2026, soit 0,4 point de moins que ce qu’il anticipait. Pour 2027, la croissance est révisée à la hausse de 0,1 point, à 0,9%, et laissée inchangée pour 2028, à 1,2%.
« Après une surprise négative sur la croissance au premier trimestre (publiée à – 0,1 %), l’évolution de l’activité resterait atone sur le reste de l’année, en raison du choc sur les prix de l’énergie, dont les effets se feraient sentir à partir du deuxième trimestre, avec notamment une hausse du prix du pétrole un peu plus forte que dans nos hypothèses du scénario de base de mars », expliquent les économistes de la Banque de France.
Attention, ceux-ci expliquent que les projections ne prennent pas en compte l’annonce du 14 juin relative à la signature possible d’un accord-cadre entre les États‑Unis et l’Iran.
Dans le détail, le scénario central s’appuie sur les hypothèses fondées sur les marchés à terme arrêtées au 21 mai 2026. « Selon les anticipations des marchés, la flambée des prix des hydrocarbures y serait transitoire, sous réserve de progrès substantiels dans les négociations entre l’Iran et les États-Unis conduisant à la réouverture du détroit d’Ormuz et à une cessation complète des hostilités cet été », indique la Banque de France.
L’inflation est, elle, attendue à 2,5% en 2026, puis 1,7% en 2027 et en 2028, soit respectivement 0,8 point, 0,3 point et 0,1 point de plus qu’attendu précédemment.
"Compte tenu de l'incertitude, nous publions plusieurs scénarios alternatifs", a déclaré aux Echos, Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France. En plus d’un scénario « défavorable » et d’un autre « très défavorable », la Banque centrale a présenté un scénario « favorable ». Ce dernier fait l’hypothèse d’une baisse plus rapide et plus marquée des prix de l’énergie et des matières premières agricoles par rapport à ce qui sous-tend le scénario central. Ainsi, les prix du pétrole et du gaz diminueraient dès le troisième trimestre 2026 pour s’établir respectivement à 64 dollars par baril et 20 euros le mégawattheure fin 2028.
Qu’en ressortirait-il en termes de croissance ? L’année 2026 étant mathématiquement en grande partie jouée, le PIB augmenterait de 0,5% comme dans le scénario central. En 2027, la croissance atteindrait 1,1% et 1,3% en 2028.
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