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Macro-économie / Taux / Zone euro / Secteur manufacturier

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Zone euro / Secteur manufacturier

Le secteur manufacturier européen patauge

Le rythme de progression de l’activité manufacturière de la zone euro a atteint un plus bas depuis huit mois en octobre, selon IHS Markit, qui pointe la longueur historique des délais de livraison des fournisseurs.
Usine en Allemagne - Ying Tang / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Usine en Allemagne - Ying Tang / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Les difficultés continuent pour le secteur manufacturier de la zone euro. La croissance de l’activité manufacturière des Dix-neuf a atteint un plus bas depuis huit mois (c'est la pire performance depuis neuf mois pour l’Allemagne et la France) durant le mois d’octobre, signale l’enquête menée par IHS Markit auprès des directeurs d’achats (PMI). L’indice PMI du secteur s’est établi à 58,3 points contre 58,6 en septembre. Dans la lignée des mois précédents, c’est la pénurie d’intrants qui a affecté les entreprises manufacturières européennes. Si la production du secteur a progressé par rapport au mois précédent, la croissance a ralenti pour afficher son plus faible niveau des seize derniers mois.

Symbole de ces pénuries qui frappent l’industrie européenne, les délais de livraison des fournisseurs affichent une longueur qui n’a eu que peu d’équivalents d’après IHS Markit– seuls mai et juin derniers furent pires. "Cette tendance résulte, selon les entreprises interrogées, de contraintes de capacités chez les fournisseurs et de problèmes logistiques croissants, principalement liés à la pandémie de Covid-19 et consistant notamment en des pénuries de conteneurs maritimes, une capacité de fret insuffisante, une congestion des ports, un manque de conducteurs et des retards généralisés dans les transports", explique Chris Williamson, économiste chez IHS Markit.

Dans un tel contexte, les tensions inflationnistes se sont encore renforcées le mois dernier. Dans le détail, tant les prix des achats que les prix de vente enregistrent des taux de progression records. Ce qui a tendance à soulever "la question du caractère transitoire de ce récent pic d’inflation", analyse Chris Williamson. Une thèse que Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a fermement continué de défendre à l'occasion de sa dernière conférence de presse. Ce message de la Banque centrale n'empêche toutefois pas de constater une dégradation de la confiance des entreprises manufacturières (elle est au plus bas depuis douze mois) liée à la crainte que les pénuries durent plus longtemps qu'initialement anticipé.

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