Macro-économie / Taux / Secteur manufacturier / IHS Markit / France
Macro-économie / Taux
Secteur manufacturier / IHS Markit / France
France : le secteur manufacturier voit les tensions s’atténuer
Elle a fini l’année en faisant bonne figure. L’activité économique manufacturière a continué de croître à un rythme soutenu en décembre même si ce dernier s’est avéré plus faible que le mois précédent, selon l’enquête menée par l’institut IHS Markit auprès des directeurs d’achats (PMI). Il s’est établi à 55,6 points contre 55,9 en novembre (le seuil de 50 points sépare la contraction et l’expansion de l’activité).
Au-delà de la confirmation d’un maintien du taux de croissance à un niveau élevé, la bonne nouvelle provient de l’évolution de la situation sur le front des chaînes d’approvisionnement. Ces dernières voient les tensions qui les affectent diminuer quelque peu, indique IHS Markit. En effet, les fabricants hexagonaux ont signalé le plus faible allongement des délais de livraison de leurs fournisseurs depuis mars dernier, cette tendance ayant par ailleurs favorisé une accélération de la hausse de l’activité achats et donc la constitution de stocks de sécurité. Joe Hayes, économiste senior estime que ce phénomène invite à attendre "une conjoncture plus favorable dans le secteur manufacturier français au cours des prochains mois".
Autre signal positif : le commerce extérieur. L’enquête avance que la demande en provenance de l’étranger s’est renforcée, portée notamment par un rebond de l’activité dans le secteur aérospatial. Dans le détail, les entreprises sondées ont signalé que c’est au sein du sous-secteur des biens d’équipement que la plus forte croissance des nouvelles commandes à l’export a été enregistrée.
Enfin, la moindre intensité des goulets d’étranglement s’est répercutée sur les prix à l’achat. Si leur croissance reste élevée, elle a ralenti par rapport à novembre. En conséquence de quoi, du côté des prix de vente, le taux d’inflation a toutefois affiché un plus bas depuis quatre mois. Reste que, dans son dernier point de conjoncture, l'Insee expliquait que l'évolution des prix des produits manufacturés était à l'origine de 10,3 % de la hausse annuelle des prix à la consommation de décembre ; elle anticipe que sa contribution devrait doubler en juin 2022 (18,5 %) quand celle des prix de l’énergie baisserait - elle passerait de 51,7 % en décembre 2021 à 33,3 % en juin prochain.
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