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Politique européenne
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Pour Olivier Blanchard, « la menace de déflation est réelle »

L'économiste en chef du Fonds monétaire international a mis en garde, dans les colonnes du Handelsblatt, contre une baisse des prix sur le long terme, qui pourrait notamment coûter cher à l'Europe.
Olivier Blanchard - FMI
Olivier Blanchard - FMI

Le Handelsblatt explique que « certains croient que la déflation pourrait aider les pays en crise à redevenir compétitifs. Mais l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), Olivier Blanchard, a mis en garde contre une baisse des prix sur le long terme. Il considère que « le risque de déflation, tout particulièrement dans la zone euro, existe sans aucun doute », explique-t-il dans une interview accordée au quotidien économique. « La déflation dans des pays comme l'Espagne ou le Portugal est une épée à double tranchant. D'un côté, elle pourrait certainement aider à améliorer la compétitivité et les exportations. Mais d'un autre côté, elle va augmenter les taux d'intérêt ainsi que la valeur réelle des dettes, et ainsi réduire la demande intérieure », détaille-t-il. Il complète : « Le danger est que le second effet domine le premier, ce qui conduirait à une diminution de la performance économique et entraînerait une nouvelle déflation. De manière générale, les longues périodes avec une inflation faible vont compliquer les ajustements nécessaires de la zone euro ».

La Frankfurter Allgemeine Zeitung s'intéresse à la situation économique dans la zone euro, expliquant que « l'industrie, en Italie, reprend – et tremble en France ». « L'économie italienne est visiblement de nouveau sur pieds : l'industrie croît plus rapidement que prévu. La France, entre temps, veut mettre en place un fonds d'urgence afin de maintenir le budget sous contrôle ». En Italie, précise le quotidien, la production a augmenté de 1% en janvier par rapport au mois précédent. A l'inverse, en France, elle a reculé de 0,2% dans la même période alors que les experts misaient sur une augmentation de 0,2%.

La Sueddeutsche Zeitung dénonce pour sa part la politique financière de l'Union européenne, accusant l'institution de « bavarder au lieu de décider ». « La Grèce, la taxe sur les transactions financières, les faillites des banques – les ministres des Finances de l'UE ont de nombreux travaux sur leurs fiches. Mais au lieu de prendre des décisions, ces messieurs préfèrent débattre et ajourner. Pourtant, le temps presse ». La SZ prend l'exemple de la rencontre de ce début de semaine : les 28 ministres avaient « prévu quatre grandes décisions. Aucune n'a été prise. » Le Spiegel se veut un peu plus optimiste sur la question, expliquant ainsi que « il y a un progrès dans le chemin vers l'union bancaire : dans les grandes lignes, les ministres des Finances de l'Europe se montrent conciliants face au face au Parlement européen – mais cela doit encore être voté. D'ici fin avril, une solution doit être trouvée ».

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