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Les gérants mieux préparés à Solvabilité 2 qu’à AIFM
Les nombreux textes réglementaires européens nés de la crise obligent les gérants à se mettre au goût du jour. Parmi les règles qui toucheront de près ou de loin les sociétés de gestion : la directive sur les fonds d’investissement alternatifs (AIFM) et celle sur les nouvelles normes pour les assureurs (Solvabilité 2). Deux récentes études font état de l’avancée de travaux.
D’un côté, il y a AIFM. Selon une enquête réalisée par la société Confluence et publiée mardi, 34% des gestionnaires de fonds concernés par les exigences en matière de transparence et d’information dans le cadre de la directive ne sont pas prêts pour le grand saut. Ils ne sont que 16% à s’estimer « bien préparés » aux changements. Pour mémoire, les gestionnaires ont jusqu’au 22 juillet pour se mettre en conformité.
Près d’un quart des gérants (28%) en sont encore à se demander quelle option choisir pour rentrer dans les clous en matière de transparence. Certains envisagent des solutions de reporting internes, quand 22% visent une solution externe. Malgré toutes les exigences, « AIFM est une opportunité pour l’industrie des services d’investissement de traiter la question de la transparence et de la granularité du reporting, afin de répondre au cadre réglementaire constamment mouvant, et de renforcer davantage la gouvernance et la protection des investisseurs », explique Melvin Jayawardana de Confluence.
D’autre part, une étude a également été menée sur l’état de préparation des sociétés de gestion à Solvabilité 2. Les firmes seront indirectement, en tant que délégataires de la gestion de leurs actifs, impactées. « Elles vont devoir être en mesure de répondre aux besoins et aux contraintes de leurs clients assureurs en leur proposant des solutions innovantes et adaptées », selon un baromètre AFG-Kurt Salmon, publié ce mercredi. Les données de l’enquête sont encourageantes puisque 83% des répondants estiment bien connaître la réglementation et 81% sont en ligne avec leur calendrier initial.
« Les sociétés de gestion ont bien avancé dans leur préparation à Solvabilité 2. Ayant pris la pleine mesure de ses impacts sur leurs activités et des opportunités de développement que cette directive génère, les sociétés de gestion s’interrogent dorénavant sur leurs capacités à refacturer tout ou partie des coûts de production des nouveaux reporting demandés par les clients institutionnels assujettis », résume Maxime Gaudin, associé en charge de la practice gestion d’actifs au sein du cabinet Kurt Salmon.Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

