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Réunion de crise pour le fonds souverain norvégien en plein krach pétrolier
Avis de tempête pour le fonds souverain norvégien : l’organe géré par la banque centrale du pays et alimenté par l’ensemble des profits de la Norvège liés au pétrole, subit de plein fouet l’effondrement des prix de l’or noir, passés de 100 dollars le baril de Brent en septembre 2014, à 50 dollars en janvier 2015 et tout juste 30 dollars désormais.
La situation est d’autant plus douloureuse que les revenus du Governement Pension Fund (GPF) sont investis à 60% dans les marchés actions, qui ont également subi de sévères chutes depuis le début de l’année. Ainsi, les principaux indices américains ont décroché de plus de 8% depuis le 1er janvier tandis que le Dax, le Cac ou encore l’Ibex ont respectivement chuté de 9,35%, 7,07% et 10,05% alors que les Etats-Unis et l’Europe représentent chacun 39% du portefeuille actions du fonds. C’est dans ce contexte très tendu que le ministre des finances, le premier ministre et le gouverneur de la banque centrale devaient se retrouver ce matin lors d’une réunion exceptionnelle destinée à faire le point sur la situation.
Les ministres du pays ont jusqu’ici évité d’employer le terme de crise pour décrire le contexte douloureux, estimant que la politique menée par la banque centrale avait pour l'instant permis d’amortir le choc : ainsi, la Norges Bank a-t-elle réduit ses taux directeurs de moitié l’an dernier à 0,75%, permettant à la couronne norvégienne de baisser de 15% contre l’euro. Le gouvernement a par ailleurs mené une vaste politique de stimulus, notamment en puisant dans les réserves du puissant fonds souverain.
Si le fonds possède actuellement 736,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion (selon les données actualisées du governement pension fund), il faudra attendre la publication des résultats annuels le 7 mars prochain pour savoir quels ajustement ont été réalisés afin de faire face à l’effondrement du pétrole. Les principaux responsables du fonds ont notamment évoqué dans les dernières semaines la possibilité d’accroître les participations du fonds en immobilier de 5% actuellement à 10%. Une façon de contrecarrer la forte volatilité des marchés actions en investissant dans des actifs plus stables. Mais il faudra pour cela un vote du Parlement, puisque tout changement majeur d’allocation du portefeuille doit être validé par les députés du pays. Il est en tous cas certain que le GPF et les autorités du pays cherchent à tout prix des moyens d’encaisser le contre choc pétrolier.
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