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Macro-économie / Taux / Banque de France / PIB / France

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Banque de France / PIB / France

La Banque de France anticipe une activité hexagonale toujours en croissance cet automne / Industrie et services au rendez-vous

Après une performance ayant positivement surpris cet été, l’économie française devrait continuer de croître au quatrième trimestre, juge la Banque de France. A part la construction, l’ensemble des secteurs ferait bonne figure.
Carine Schmitt / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Carine Schmitt / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Cet automne ne devrait pas être synonyme de stagnation pour l’économie française. D’après la Banque de France, son Produit intérieur brut (PIB) devrait continuer de croître, l’institut d’émission n’a toutefois donné aucun chiffre. "C'est une confirmation de ce que nous avions vu au troisième trimestre (...) l'économie française est plutôt résiliente", a déclaré François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, à TF1. Au troisième trimestre, le PIB français a progressé de 0,5% par rapport aux trois mois précédents, soit 0,2 point de plus que ce à quoi s’attendaient l’Insee et la Banque de France.

Pour réaliser sa prévision, la Banque centrale s’est entre autres appuyée sur les informations qu’elle a pu obtenir auprès des chefs d’entreprise, questionnés durant son enquête de conjoncture (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 29 octobre et le 6 novembre). Selon cette dernière, l’activité économique française continuerait de progresser en novembre, mais de façon plus mesurée qu’en octobre.

Les chefs d’entreprise anticipent une croissance industrielle modérée, soutenue par la réouverture de plusieurs sites de production automobile, permettant au secteur de renouer avec une dynamique positive. L’agroalimentaire profiterait, lui, de la préparation des fêtes de fin d’année. À l’inverse, les industries du caoutchouc, du plastique et de la métallurgie prévoient un recul de leur activité, pénalisées par une demande en berne et les difficultés persistantes de leurs principaux clients, notamment l’automobile. Après un mois d’octobre marqué par les réassortiments hivernaux, le secteur du textile-habillement-chaussure anticipe une stabilisation, voire un léger ralentissement.

Dans les services marchands, la croissance se maintiendrait, mais de manière moins soutenue. Les perspectives demeurent contrastées : l’édition, la location automobile et l’hébergement conserveraient une dynamique favorable, tandis que la publicité resterait orientée à la baisse, reflet d’une prudence durable dans les budgets marketing. Les services aux entreprises (conseil, études techniques, activités juridiques et comptables) continueraient de croître, mais à un rythme plus modéré après un mois d’octobre particulièrement actif. Enfin, dans le bâtiment, les anticipations demeurent prudentes. Après un rebond en octobre, lié à un rattrapage et à l’accélération de chantiers avant la hausse du coût des intrants, un repli est attendu en novembre, principalement dans le gros œuvre.

"Nos indicateurs sectoriels d’incertitude restent élevés. Cette incertitude est principalement attribuée à la situation politique, en particulier quant à ses conséquences pour le vote du budget", pointe la Banque de France. "Cette incertitude freine les projets d’investissement d’envergure, tandis que les entreprises doivent composer avec les défis structurels de la transition écologique et numérique dans un contexte international incertain, ce qui alimente un climat général de prudence", souligne-t-elle.

La hausse du PIB sur l'ensemble de l'année serait de 0,8%, si la croissance atteignait 0,1% ou 0,2% au quatrième trimestre et de 0,9% si elle s'établissait à 0,3%, 0,4% ou 0,5%. Le gouvernement visait une croissance de 0,7% pour cette année.

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