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Veolia prend une longueur d’avance sur la mue de son portefeuille / Tant du côté du calendrier que des attentes de valorisation

Le géant français des services à l’environnement a signé pour 570 millions d’euros de cessions depuis janvier, dans le cadre de ses engagements pris en la matière. De quoi, grâce à des acquisitions menées en parallèle, continuer de recentrer le groupe sur ses activités en forte croissance, internationales et innovantes. Sa publication trimestrielle reflète l’intérêt de ses choix de positionnement.
05/11/2026 - 17:00
(Photo by Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Veolia a franchi un cap dans la transformation de son portefeuille. Le géant français des services à l’environnement a dévoilé, en parallèle de sa publication trimestrielle, un point d’étape quant à ses objectifs de rotation d’actifs. Depuis le mois de janvier, le groupe a ainsi signé pour plus de 570 millions d’euros de cessions, en avance sur le montant de 500 millions d’euros de signatures qui avait été fixé pour l’année. Une avance de calendrier, mais aussi sur les attentes de valorisation, précise Veolia. Car le tout a été réalisé à bon prix, a souligné la directrice générale du groupe, Estelle Brachlianoff, ce jeudi : la valeur d’entreprise cumulée sous-jacente traduit un multiple de valorisation moyen attractif d’environ 10,4 fois l’EBITDA. Les cessions principales signées depuis le début de l’année concernent par exemple ses services aux bâtiments en France, le nettoyage industriel en Belgique, ou l’activité de recyclage des huiles en Europe, entre autres

 

Des choix stratégiques

 

"Veolia poursuit sur la lancée de plus de 8 milliards d’euros de rotation d’actifs réalisés depuis le lancement de GreenUp", souligne ainsi le groupe. Ceci implique des acquisitions, essentiellement dans ce que le groupe qualifie de « booster » et dans la Tech (90 %) et à l’international (80 %). Mais aussi donc des cessions, pour un engagement de plus de 2 milliards d’euros annoncés en novembre 2025 – sur des activités non stratégiques, sur celles où le groupe ne figure pas sur le podium sur ses marchés régionaux ou du côté de celles à être matures. Elles nécessitent donc des investissements importants pour générer une croissance additionnelle des résultats. L’entreprise vise à achever son programme de cessions d’ici à la mi-2028. Le but est en tout cas clair : recentrer le groupe sur des activités à forte croissance, internationales et portées par l’innovation, tout en musclant le profil de croissance du groupe et sa création de valeur.

Sa publication trimestrielle solide est venue appuyer ces orientations. "Ces résultats sont le fruit de nos choix stratégiques et de la qualité de notre pilotage, dans un monde fait de turbulences, à commencer par le choix d’investir massivement pour diversifier les géographies du groupe à l’international", a expliqué Estelle Brachlianoff. De fait, alors que la croissance de Veolia s’est accélérée au troisième trimestre (à 5 % à périmètre et change constants et en excluant les prix de l’énergie), elle a été portée par une dynamique de 6 % à l’international.

 

L’eau en vedette

 

Autre moteur : les activités du groupe dans l’eau, ayant signé de fortes performances pendant l’été et dont la criticité et la nécessité se confirment trimestre après trimestre. Certains grands développements business signés récemment témoignent de cette dynamique, comme celui remporté dans la métropole de Barcelone pour des services d’eau potable (1 milliard d’euros sur 25 ans) ou ceux annoncés ce jour au Moyen-Orient dans le dessalement. Veolia a ainsi signé pour près de 200 millions d’euros de contrats à Oman et aux Émirats arabes unis.

Au total, sur neuf mois, la croissance du groupe s’est affichée à 2,6 %, pour un chiffre d’affaires de 33,3 milliards d’euros. À noter que la transformation du groupe vers l’international et les technologies, au-delà du plan de cessions, se traduit aussi dans le démarrage réussi de l’intégration de la grande acquisition de Clean Earth, pour 3 milliards de dollars, dans les déchets dangereux aux États-Unis. Elle a été clôturée en juin dernier : l’organisation est désormais en place et parée à réaliser les synergies visées à compter de 2027.

 

Objectifs confirmés

 

La croissance de Veolia depuis janvier s’est accompagnée d’une performance opérationnelle en ligne avec les objectifs du groupe. L’EBITDA, à 5,4 milliards d’euros sur neuf mois, est en hausse de 5,1 % sur un an et se situe ainsi dans la fourchette ciblée de 5 % à 6 %. La hausse du taux de marge, de 16,2 %, est quant à elle de 50 points de base. Une évolution qui reflète les plans récurrents d’efficacité, la discipline de la gestion opérationnelle et la mise en œuvre de plan d’actions supplémentaires lorsque nécessaire, précise Veolia. L’Ebit courant est de son côté en hausse de 6,7 %, à 2,9 milliards d’euros.

Veolia confirme ainsi l’ensemble de ses objectifs annuels, dont celui d’une croissance organique solide du chiffre d’affaires, excluant les prix de l’énergie, et une croissance du résultat net courant part du groupe d’au moins 8 % à change constants avec Clean Earth.

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