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Macro-économie / Taux / FAO / céréales / agriculture

Macro-économie / Taux
FAO / céréales / agriculture

Les denrées alimentaires font grise mine face à la chaleur estivale / Les prix sont repartis à la hausse en août

Difficile de se montrer surpris de la hausse du prix des denrées alimentaires annoncée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Celle-ci intervient à la suite d’un été particulièrement retors sur le plan météorologique. En conséquence le prix du panier de produits alimentaires échangés dans le monde a gagné quelque 1,9% en un mois.
Moisson. Photo par FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Moisson. Photo par FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Nul n’est épargné. La hausse de l’indice des prix des céréales - 2,2 % entre juillet et août - témoigne de la dureté de cette fin d’été. Du côté de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), on explique que ce sont toutes les principales céréales qui ont vu leurs cours augmenter sous l’effet de multiples facteurs. Qu’il s’agisse des inquiétudes multiples sur les perspectives de récolte, d’un fort appétit pour les importations ou encore du tumulte autour des flux commerciaux ces derniers mois.

C’est particulièrement vrai pour les prix mondiaux du blé, lesquels ont gagné près de 2,6% au mois d’août. Ce qui les amène à un niveau près de 15% supérieur à celui enregistré un an auparavant. Les dynamiques présentées plutôt y sont à l’œuvre avec à la fois « des perturbations qui perdurent dans la logistique des exportations en partance de la mer Noire », une production attendue en baisse dans une grande partie de l’Europe en raison du temps chaud et sec, auquel il faut ajouter l’impact d’un affaiblissement du dollar.

 

 

Cascade

 

 

Même son de cloche en ce qui concerne le maïs, lequel a gagné 2,5% en un mois. Il souffre lui aussi de rendements attendus en baisse que ce soit aux États-Unis ou en Europe et d’un accès aux intrants rendu plus compliqué par la fermeture du détroit d’Ormuz. Un constat qu’on retrouve dans les prévisions sur la production mondiale communiquées ces derniers jours, avec un recul annoncé pour le maïs, de blé et de riz. Ce qui n’empêchera pas néanmoins qu’il s’agisse de la deuxième récolte de céréales de l’histoire - d’un total de 2 980 millions de tonnes -, malgré la baisse attendue de 2% en un an.

Suivant le type de céréales, ce sont des raisons différentes qui sont invoquées à chaque fois allant d’une détérioration des perspectives de récolte en France et en Pologne pour le maïs, à des conditions météorologiques principalement associées à El Niño qui diminuent la production de riz. L’utilisation mondiale de céréales progresserait quant à elle à 2 965 millions de tonnes, ce qui induit un resserrement entre l’offre et la demande.

 

Attendre

 

 

Il n’y a pas péril en la demeure étant donné que les stocks mondiaux de céréales sont attendus à près de 947,2 millions de tonnes à la clôture de la campagne 2027. Étant donné qu’il n’y a nul besoin de piocher dans ces réserves, elles s’agrandissent donc parfois sous la contrainte. C’est le cas en Russie et en Ukraine, en raison de routes d’exportation qui sont restreintes à date. De quoi porter le ratio des stocks mondiaux à l'utilisation mondiale annuelle à 31,6%, contre 31,9% pour la campagne précédente.

Un tel niveau d’offre mondiale est jugé "relativement confortable du point de vue historique. » Une situation qui ne fait pas oublier celle sur d’autres fronts, qui contribuent également à la hausse des denrées alimentaires. L’indice FAO des prix de la viande a ainsi gagné 1% en août, notamment sous l’effet d’un ralentissement de la production porcine en Europe du fait des chaleurs. Des températures qui ont également réduit l’offre de lait dans l’Union européenne et poussant à la hausse l’indice associé de près de 2,3. Le vieux continent n’est décidément pas épargné puisqu’au cœur de l’explosion des prix du sucre en août - 11,9 % -, une forte variation due au fait que "l’on s’attend à des rendements plus faibles que prévu pour la betterave sucrière dans l’Union européenne en raison des conditions météorologiques défavorables, que l’on s’inquiète de l’impact d’El Niño sur les perspectives de production dans les principaux pays producteurs d’Asie, que la production de sucre devrait baisser au Brésil et que l’Inde a annoncé des importations de sucre brut en franchise de droits. »

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