Macro-économie / Taux / FBF / AFB / France
Macro-économie / Taux
FBF / AFB / France
Des banques françaises qui continuent à embaucher largement / Leurs effectifs baissent néanmoins
L’ajustement de la taille des effectifs ne pousse pas les banques tricolores à l’immobilisme. Les chiffres de l’emploi dévoilés ces derniers jours par la Fédération bancaire française (FBF) relatent en effet une année 2025 qui a vu le secteur diminuer son nombre de départs (- 11 % en 2025 contre - 6 % en 2024) tout en continuant à recruter. L’analyse de la FBF est celle d’un secteur qui continuer à « embaucher tout en ajustant le rythme de leurs embauches ». Une dynamique particulièrement positive est notée, une fois de plus, sur les métiers en lien avec la tech.
En se penchant sur les données fournies par l’Association française des banques (AFB), laquelle représente les banques commerciales au niveau interprofessionnel et institutionnel et pèse 186 200 des 368 800 salariés du secteur, on note que ces établissements contribuent à offrir des emplois pour le moins qualifié aux Français. Un soutien précieux pour l’économie tricolore, alors qu’on a régulièrement reproché à l’Hexagone d’avoir amélioré la situation sur le marché du travail en offrant des emplois relativement peu qualifiés.
Stabilité
L’année 2025 raconte des embauches des banques qui vont à rebours de la précarisation d’une partie de la population française. Là où celle-ci a recruté 34 400 salariés - dont 16 300 pour les banques AFB - on remarque sur ces 16 300, une large majorité - 12 300 - a été recrutée en CDI. Une proportion qui atteint donc 75 % des recrutements, soit une hausse notable ces dernières années - 66 % en 2017 et largement supérieure à la moyenne nationale - de l’ordre de 15 %.
La stabilité est également de mise, avec d’une part des CDD qui représentent uniquement 1 % des emplois du secteur et de l’autre un taux de turn-over plus faible que dans le reste de la France. Là où il est de 20 % au niveau national, il n’est que de 7,7 % au sein des différentes banques. Maya Atig, directrice générale de l’AFB et de la FBF, a quant à elle souligné que les établissements « offrent de véritables parcours de carrière promotionnels et renouvellent leur volonté de recrutement des jeunes – 1 recruté sur 2 a moins de 30 ans – et des alternants, atténuant les effets du repli de la politique publique de l’apprentissage ».
Efforts
Les banques n’ont en effet pas coupé le robinet de l’alternance, le nombre d’alternants y est passé en 2025 de 19 800 à 18 100. Cette évolution à la baisse est néanmoins indéniable et résulte essentiellement d’un virage sur la politique publique associée. Alors que les fermetures d’agences se sont multipliées ces dernières années, le secteur ne compte pas abandonner la relation client pour autant. Pas moins de 53,3 % des embauches en CDI y sont liées en 2025. Les métiers du digital s’approprient quant à eux une part du gâteau un plus importante chaque année et comptent désormais pour 15,9 % des recrutements - trois points supérieurs aux données de 2024.
Le sujet crucial pour les finances publiques de l’âge effectif de départ à la retraite est également abordé et des progrès certains sont notés. Les accords collectifs mis en place ont permis un « relèvement progressif de l’âge des départs qui se maintient en 2025 à 62,9 ans (+ 2 points depuis 2014) ». La part des recrutements des 50 ans et plus atteint quant à elle près de 6,6 %, soit une hausse de 2,2 points par rapport à 2018.
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