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Macro-économie / Taux / fmi / Pierre-Olivier Gourinchas / Kristalina Georgieva

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fmi / Pierre-Olivier Gourinchas / Kristalina Georgieva

Pierre-Olivier Gourinchas quittera le FMI cet été / Il rendra sa casquette de chef économiste pour retourner dans le monde universitaire

Un peu plus de quatre ans après avoir été nommé chef économiste et directeur des études au Fonds monétaire international, voici que Pierre-Olivier Gourinchas retournera à Berkeley à compter du 1er juillet 2026. Il enseignait en effet à l’Université de Californie avant d’être appelé à rejoindre l’institution installée à Washington. Ce spécialiste de l’économie internationale avait récemment contribué à l’élaboration de différents scénarios sur l’impact économique de la guerre au Moyen-Orient.
Pierre-Olivier Gourinchas. Photo par KENT NISHIMURA / AFP
Pierre-Olivier Gourinchas. Photo par KENT NISHIMURA / AFP

Kristalina Georgieva va devoir se trouver un nouveau chef économiste. Elle connaîtra donc un troisième titulaire du poste après Gita Gopinath et Pierre-Olivier Gourinchas, ce dernier quittant début juillet les fonctions qu’il occupait depuis janvier 2022. Une nomination au Fonds monétaire international (FMI) qui avait alors été expliquée par ses confrères comme étant celle d’un spécialiste de la mondialisation et des problématiques économiques en découlant.

On peut dire qu’il a été servi sur ce sujet durant les années où il a œuvré au sein de l’institution, puisqu’il a dû éclairer la lanterne de la directrice générale du FMI sur de nombreux sujets, allant des conséquences de la pandémie à l’impact de la fragmentation du commerce mondial, en passant par le regain des tensions géopolitiques. Quelques mois après son arrivée à Washington, la guerre en Ukraine avait en effet bouleversé les marchés de l’énergie, avec la fin de la relation privilégiée entre l’Europe et la Russie sur le plan énergétique.

 

Innover

 

Loin de se contenter d’encaisser les coups d’une actualité surprenante, le chef économiste a développé avec ses équipes une série d’outils visant à renforcer la sécurité financière. Le FMI en a livré une liste non exhaustive à l’occasion de l’annonce de son départ. Celle-ci contient l’indice de préparation à l’IA, l’outil d’évaluation de l’impact des réformes structurelles ou encore le développement de la prochaine génération de modèles macroéconomiques. Sa position lui a également donné l’occasion de prêcher la bonne parole face aux conséquences du conflit au Moyen-Orient.

C’est dans ce cadre qu’il avait commenté à la mi-avril différents scénarios pour la croissance mondiale en 2026, dont un qualifié de sévère, qui verrait alors la croissance mondiale reculer de 1,3 point en 2026. L’occasion pour lui d’expliquer que bien que « la réponse standard à une hausse des prix de l’énergie consiste pour les banques centrales à ignorer le choc tant que les anticipations d’inflation restent bien ancrées », ces dernières devaient rester particulièrement vigilantes face au risque d’un désancrage et être prêtes à ajuster rapidement leur stratégie.

 

Succession

 

Le nom du successeur de Pierre-Olivier Gourinchas n’est quant à lui pas encore connu, l’appel à candidatures étant toujours ouvert et prenant fin le 15 mai prochain. Interrogées sur le calendrier du processus, les équipes du FMI ont confié à WanSquare « qu’une fois le processus de sélection terminé, nous vous en informerons dans les meilleurs délais ». La fiche de poste disponible en ligne met l’accent sur l’expérience nécessaire à un tel poste - 15 à 20 ans d’expérience approfondie en macroéconomie -, laquelle doit s’accompagner d’une « solide production de publications universitaires » et d’un « intérêt actif pour les politiques publiques ».

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