WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Dirigeants, gouvernance / Vinci / Moyen-Orient / Conflit

Dirigeants, gouvernance
Vinci / Moyen-Orient / Conflit

L’assemblée générale de Vinci reconduit Xavier Huillard à sa présidence / L'impact du conflit au Moyen-Orient sur les opérations du groupe devrait être limité

Près d’un an après avoir transmis le relais de la direction générale de Vinci à Pierre Anjolras, Xavier Huillard a été renouvelé dans ses fonctions d’administrateur lors de son assemblée générale des actionnaires, ce qui entraîne sa reconduction en tant que président du conseil. Une réunion qui aura également permis à la direction de répondre aux interrogations quant au conflit en cours au Moyen-Orient et aux conséquences qu’il pourrait produire sur ses activités.
Xavier Huillard, président de Vinci et Pierre Anjolras, directeur général, lors de l'assemblée générale du groupe le 14 avril. (Photo : Ludovic MARIN / AFP)
Xavier Huillard, président de Vinci et Pierre Anjolras, directeur général, lors de l'assemblée générale du groupe le 14 avril. (Photo : Ludovic MARIN / AFP)

Alors que s’ouvre la saison des assemblées générales du CAC 40, Vinci compte parmi les premières des entreprises de l’indice phare de la Bourse de Paris à avoir convoqué la réunion annuelle de ses actionnaires, ce mardi. Une assemblée qui aura permis, à ces derniers, de se prononcer sur le renouvellement du mandat d’administrateur de Xavier Huillard, président du conseil d’administration du groupe, pour une durée de quatre années. Il arrivait en effet à échéance à l’issue de la réunion. Une résolution adoptée à hauteur de 91,91 %, ce qui entraîne la reconduction de son mandat de président par le conseil.

Cela fait désormais près d’une année (depuis le 1er mai exactement) que Xavier Huillard, qui fut le président-directeur général de Vinci pendant quinze ans, a transmis le relais de la direction générale à Pierre Anjolras, car ayant atteint la limite d’âge prévue par les statuts de la société. Un plan de transition avait, pour mémoire, été ainsi anticipé : Pierre Anjolras, jusqu’alors président de Vinci Construction, avait été nommé directeur général opérationnel dans ce cadre. Il s’était installé à ses fonctions actuelles après avoir été élu administrateur, lors de l’assemblée générale de 2025.

 

Des passations toujours anticipées

 

D’autres successions se profilent à la tête du groupe et ont déjà, également, été organisées en interne - notamment aux directions financière et juridique. Xavier Huillard a indiqué que ces passations suscitaient la plus grande attention du tandem formé avec Pierre Anjolras, « avec le souci constant de la continuité. Votre groupe reste le même, avec la même manière de faire, la même vision stratégique, la même rigueur et la recherche d’une performance globale, qui allie l’économique, le social et l’environnemental », a expliqué le président de Vinci. « Nos succès nous les devons à nos presque 300 000 collaborateurs, répartis en 4 300 business units, à la qualité et la cohésion de notre comité exécutif, que Pierre [Anjolras] a beaucoup transformé depuis quelques mois et à la qualité de notre gouvernance corporate », a poursuivi le président du groupe.

 

Une part marginale

 

À noter que la direction a également été interrogée par un actionnaire sur les impacts que pourrait produire le conflit en cours au Moyen-Orient sur ses activités. Pierre Anjolras a précisé que le groupe n’avait pas d’activité dans les pays les plus lourdement touchés, soit en Iran et au Liban. Dans l’ensemble du Moyen-Orient, le groupe opère des activités de travaux, dans les services à l’énergie et la construction. « Elles ont représenté l’année dernière 400 millions d’euros de chiffre d’affaires, donc environ 0,5 % de l’activité du groupe. Nous sommes peu exposés », a détaillé le directeur général de Vinci.

« Depuis le début de la crise, les opérations se sont poursuivies, à l’exception du Bahreïn, où certaines d’entre elles ont été suspendues. Aujourd’hui, l’impact direct sur les opérations du groupe reste limité », a précisé Pierre Anjolras. Le groupe compte environ 1 750 collaborateurs au Moyen-Orient, dont la sûreté reste la première des priorités, a-t-il rappelé. « Il est encore trop tôt, dans une crise dont on ne connaît ni l’intensité, ni la durée, de quantifier précisément les impacts éventuels sur nos activités », a indiqué le dirigeant, estimant aussi que cette crise allait sans nul doute être un nouvel accélérateur de la transition énergétique et de l’électrification, un des leviers puissants de développement des activités du groupe, sur l’ensemble de ses métiers.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article