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Interparfums / chiffre d'affaire / Prévisions

Interparfums limite les effets de son exposition aux États-Unis / Mais son manque de visibilité à court terme questionne la Bourse

Les résultats d’Interparfums ont résisté tant bien que mal à l’année 2025, en dépit de l’impact des droits de douane de Donald Trump. En recul limité, ils n’auraient pas rencontré la même trajectoire sans leur effet. Si le groupe se projette sur les exercices 2027 et 2028, la visibilité pour les mois à venir reste de son côté limitée, notamment en raison d'une base de comparaison défavorable liée à l'évolution de la parité euro dollar. Le parfumeur réalise plus de la moitié de ses revenus en devise américaine
Parfums Lacoste, dont Interparfums détient la licence (Photo : John Sciulli / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Parfums Lacoste, dont Interparfums détient la licence (Photo : John Sciulli / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Interparfums le savait, et l’avait déjà annoncé : sa forte exposition aux États-Unis allait produire un impact sur ses comptes en 2025. Mais le parfumeur, qui exploite notamment les licences Lacoste, Jimmy Choo, Montblanc ou Lanvin, n’a pas démérité pour autant. « Malgré un contexte perturbé, l’année 2025 aura finalement été une bonne année, tant en termes de développement de l’activité que de résultats », a estimé Philippe Benacin, président-directeur général du groupe, à l’occasion de sa publication annuelle. Son chiffre d’affaires a ainsi grimpé de 2 %, à 899,4 millions d’euros, en ligne avec ses prévisions initiales.

"Si le taux de marge brute de l’exercice recule de près d’un point par rapport à l’exercice 2024 [à 64,7 %, ndlr], il s’explique intégralement par la mise en place des droits de douane aux États-Unis, les couvertures de change mises en place en début d’année ayant permis de limiter l’effet devises sur la marge brute", précise le groupe qui réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires en dollars. Son résultat opérationnel a intégré un montant de droits de douane de 7,6 millions d’euros et a affiché un recul, il est vrai limité, de 2 %. Il a ainsi atterri à 175,2 millions d’euros. Sans l’effet des tarifs de Donald Trump, il aurait grimpé de 3 %. Le résultat financier a, quant à lui, pâti des coûts liés aux couvertures de change. Le résultat net suit la même tendance. En baisse de 3 %, à 126,6 millions d’euros, il aurait néanmoins progressé de 2 %, à 132,3 millions d’euros sans, de nouveau, les droits de douane américains.

 

Interparfums veut voir au-delà de 2026

 

"La conjoncture actuelle limite toujours notre visibilité pour l’année 2026 mais n’entame en rien notre confiance pour les exercices suivants", a indiqué Philippe Benacin. Le groupe avait, pour mémoire, déjà annoncé qu’il n'établirait pas de perspectives de ventes pour l’année 2026 dans l'immédiat. Quelques indices ont néanmoins été donnés pour le premier trimestre : il est prévu que l’activité sera pénalisée par une base de comparaison élevée, compte tenu de l’évolution défavorable de la parité euro dollar entre le 1er trimestre de 2025 et de 2026, du programme de lancements soutenus de la fin 2024 et du début 2025, ainsi que de lancements qui seront finalement plus tardifs en 2026. À la Bourse de Paris, les marchés semblent être restés sur leur faim. Le titre Interparfums a reculé tout au long de la séance, clôturant sur une baisse de 3,03 %.

"En 2026, à l’aune de nombreux lancements prévus en 2027 et 2028, préparés dès cette année, Interparfums entend augmenter ses investissements et les dépenses associées, tout en conservant une marge opérationnelle élevée, sur la base de la parité euro dollar actuelle", a de son côté indiqué le directeur général délégué d’Interparfums, Philippe Santi. L’année dernière, le groupe avait notamment mis la main sur les licences de Longchamp, tout comme sur celle de la marque Off White à la toute fin de 2024. Il a aussi fait entrer, dans son giron, la prestigieuse marque de fragrances Annick Goutal en 2025, qu’il développera à compter de cette année.

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