Macro-économie / Taux / 2026 / 2025 / France / Prévisions
Macro-économie / Taux
2026 / 2025 / France / Prévisions
Les Français ne regretteront pas 2025 / Plus de la moitié d’entre eux table sur une récession l’année prochaine
"Il faut reconnaître que les Français sont les champions du monde du pessimisme". Chez Ipsos, on ne fait pas de faux-semblants au moment de commenter les résultats de leur dernière enquête, celle-ci laissant largement apparaître que les habitants de l’Hexagone ne sont pas particulièrement optimistes. Qu’il s’agisse de 2025 ou de 2026, ce pessimisme transparaît dans chacune de leurs réponses ou presque. En témoigne le faible pourcentage d’entre eux se déclarant optimistes pour 2026 – 41 %, une proportion qualifiée de largement inférieure à la moyenne mondiale.
Cette dernière est en effet de quelque 71 %, et est conséquente à plus d’un titre. Chez Ipsos on explique que "cette différence de 30 points représente l’écart le plus important observé dans l’ensemble de l’enquête" et le constat le plus préoccupant demeurant la façon dont ce pessimisme a progressé en douze mois. L’indicateur a en effet perdu 9 points sur la période, une régression qui se trouve être la plus forte sur l’ensemble des pays étudiés. Il n’est dès lors pas surprenant de les voir se montrer pour le moins pessimistes sur le plan macroéconomique.
Cantonné
Cependant dès lors qu’on leur demande ce qu’il en a été pour eux et leurs proches en 2025, les Français voient la situation sous un jour bien plus favorable. Ils sont 55 % à déclarer que cela n’a pas été une "mauvaise année pour eux et leur famille", ce qui est à la fois trois points de mieux qu’un an auparavant et également cinq points de plus que la moyenne mondiale. Une perception nettement plus positive que celle des Américains, ces derniers étant 52 % à considérer que 2025 a été un mauvais cru pour leur cercle familial.
Une différence de perception entre sa situation personnelle et celle de son pays qu’on retrouve également dans le fait qu’il n'y ait que 17 % des Français qui "pensent qu’en 2026 leurs concitoyens vont connaître un regain d’optimisme quant à l’avenir à long terme, ce qui place à nouveau la France en dernière position". Un phénomène qui ne se cantonne pas aux seules frontières de l’Hexagone avec une "défiance des Français [qui] s’étend à l’économie mondiale avec seulement 21 % de nos concitoyens qui anticipent une amélioration en 2026 – contre 49 % en moyenne – mettant encore une fois l’Hexagone en queue de peloton". Un manque de confiance dans l’avenir qui ne semble pas de nature à permettre une hausse de la consommation en France, alors même que la croissance en aurait bien besoin.
Craindre
L’émergence de l’intelligence artificielle (IA) ne passe également pas inaperçue avec une inquiétude forte dans l’Hexagone à ce sujet, ce ne sont pas moins de 73 % des sondés qui s’y montrent inquiets quant aux destructions d’emplois associés. Là où la moyenne des sondés estimant que l’IA créera de nouveaux emplois est de 43 % au niveau mondial, elle chute à 30 % dès lors qu’on interroge les Français.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

