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Pas d’OPR en vue pour Interparfums / La simplification de sa structure actionnariale s'en passera
L’Autorité des marchés financiers (AMF), à la suite de sa séance du 6 novembre, a considéré que le projet de simplification de la structure de contrôle d'Interparfums n’impliquait pas de modification significative des droits et des intérêts de ses actionnaires, de nature à justifier la mise en œuvre d’une offre publique de retrait (OPR) visant les actions de la société. Une décision découlant de la demande de non-lieu à l’engagement de cette opération déposée par le parfurmeur, s’inscrivant dans le cadre de l’opération de fusion-absorption d’Interparfums Holding par Interparfums SA.
En début de semaine, le groupe coté sur Euronext Paris (qui exploite notamment les licences des parfums Lacoste, Montblanc, Lanvin ou Jimmy Choo) a en effet indiqué qu’il proposait d’absorber la holding, qui n’a à ce jour aucune activité opérationnelle. "Son seul actif (hors liquidités) est constitué de titres de la société Interparfums SA. Cette société n’a aucun objectif de développement propre, ni aucun projet d’investissement spécifique", précise l’entreprise.
L’opération présenterait l’intérêt de simplifier la structure actionnariale du Français Interparfums SA, en substituant purement et simplement à Interparfums Holding, son actionnaire unique, la société américaine Interparfums Inc., dont les titres sont admis à la négociation sur le Nasdaq de New York. Celle-ci est contrôlée par les co-fondateurs d’Interparfums, Philippe Benacin (également président-directeur général) et Jean Madar et détient indirectement au travers de la holding, dont elle est le seul actionnaire, 72,34 % du capital et 83,14 % des droits de votes d'Interparfums SA. "Le contrôle de la société Interparfums SA ne sera pas modifié à l’issue de l’opération de fusion-absorption, étant précisé qu’à l’issue de l’opération, la société Inteparfums Inc détiendra directement une quotité du capital très légèrement supérieure à celle qu’elle détient actuellement de manière indirecte", soit 72,36 %, rappelle l’AMF dans sa décision.
Un flottant équivalent
Le gendarme boursier souligne aussi que cette opération de fusion-absorption aura un effet dilutif minime pour les actionnaires d’Interparfums SA. Elle prévoit la création d’environ 60,6 millions d’actions nouvelles de l’entreprise, qui seront toutes attribuées à sa société de contrôle. Dans le même temps, à l’occasion de la fusion, Interparfums SA recevra quelque 60,5 millions de ses propres titres qui seront annulés. La gouvernance du groupe ne sera également pas modifiée, tout comme la nature de ses activités.
Par ailleurs, les droits politiques et patrimoniaux d’Interparfums SA resteront préservés, indique l’AMF, puisque l’opération ne modifiera pas les droits attachés à leurs actions, ni la politique de distribution de dividendes et que le flottant (environ 27,54 % du capital à date) resterait quasiment inchangé, à 0,2 % près. En clair, "toutes choses égales par ailleurs, la liquidité de l’opération Interparfums SA ne sera pas affectée par l’opération", précise l’AMF.
L’opération sera soumise à l’approbation de l’assemblée générale du groupe convoquée le 17 décembre prochain. Elle avait été prévue sous réserve de l’obtention préalable de la décision de l’AMF confirmant qu’elle ne devrait pas donner lieu au dépôt préalable d’une OPR, ce qui est désormais chose faite.
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