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L’assemblée générale de Sodexo donne le ton pour l’exercice 2026 / Son nouveau dirigeant, Thierry Delaporte, entend articuler son action autour de trois piliers

Après un exercice 2025 lui ayant permis de clore un cycle de transformation engagé après la crise sanitaire et ayant aussi été marqué par certaines embûches aux États-Unis, le champion de la restauration collective se tient prêt à mettre le cap sur la suite. Des acquis et des perspectives détaillés par la présidente du conseil d’administration du groupe lors de son assemblée générale des actionnaires, qui aura aussi permis à son directeur général de commencer à tracer sa feuille de route et à détailler de quelle manière il comptait la dérouler.
Assemblée générale de Sodexo, le 16/12/2025. Crédits : AG de Sodexo
Assemblée générale de Sodexo, le 16/12/2025. Crédits : AG de Sodexo

Sodexo avait prévenu lors de la présentation des résultats de son exercice 2025 (clos fin août) : après une année ressortie conforme à ses prévisions révisées, 2026 en serait une de transition afin de préparer la suite. Il faut dire, a rappelé Sophie Bellon lors de l’assemblée générale des actionnaires du groupe, que l’année écoulée a été particulière à plusieurs égards pour le champion de la restauration collective.

Elle a en effet marqué la fin d’un cycle de transformation engagé à la fin du Covid-19, pensé pour permettre au groupe de se positionner comme un "pure player" de son secteur, a-t-elle souligné. Un cycle étalé sur quatre ans, qui s’est traduit par la rationalisation du portefeuille de Sodexo, par exemple au travers de la cession de ses activités de services à la petite enfance, d’aide à domicile, ou encore par le spin-off de Pluxee, son activité d’avantages aux salariés. Cette période également a permis à l’entreprise se renforcer sa présence en Chine, ou en Espagne avec l’annonce récente de l’acquisition de Grupo Mediterranea, a indiqué Sophie Bellon.

"2025 aura aussi représenté plusieurs défis, et en particulier aux États-Unis", a-t-elle reconnu, rappelant que la révision des perspectives de croissance annuelle du groupe, liée à un ralentissement de la croissance dans le pays – son premier marché -, avait notamment pesé sur les performances boursières de l’entreprise. "Nous avons de nombreuses raisons de rester confiants. Le marché mondial de la restauration sous-traitée est estimé à 300 milliards d’euros, soit dix fois notre taille et la moitié de ce marché est encore aujourd’hui en gestion directe", a indiqué la présidente du groupe fondé par Pierre Bellon.

Indépendance financière, présence géographique diversifiée, leadership dans la durabilité : en listant les fondamentaux de l’entreprise, Sophie Bellon a assuré que le groupe entendait bien poursuivre son accélération commerciale et le peaufinage de son excellence opérationnelle. Ce qui se réalisera grâce à la poursuite des investissements, au développement de nouveaux concepts, porté par le déploiement de nouvelles technologies. "Ce nouveau chapitre sera porté par Thierry Delaporte", a-t-elle rappelé, puisque le Sodexo a mis en place, pour mémoire, une gouvernance dissociée depuis le mois de novembre.

 

Le client, et rien que le client

 

Charge donc à son nouveau directeur général Thierry Delaporte, ancien dirigeant de chez Capgemini et patron de Wipro, de conduire cette phase. Ce dernier s’exprimait ainsi pour la première fois devant les actionnaires de l’entreprise et en a donc profité pour présenter les pierres angulaires autour desquelles son action s’articulera. Tout d’abord : renforcer encore l’orientation client de Sodexo tout en accélérant la stratégie de conquête de nouveaux marchés. Un axe qui sera guidé par une seule et même question, a indiqué Thierry Delaporte : " Quelle valeur cela apporte-t-il à nos clients ?".

Ensuite, le nouveau directeur général de Sodexo entend investir davantage dans les talents de l’entreprise. "Notre force, c’est la qualité de l’engagement de nos équipes", a-t-il assuré. Enfin, faire évoluer le modèle opérationnel du groupe afin de lui permettre d’être plus efficace, plus agile et de générer une performance durable. "Pour avancer, je crois en une chose simple : écouter les équipes. C’est dans cet esprit que j’ai décidé de reprendre directement la responsabilité de l’Amérique du Nord pour un certain temps", a indiqué le dirigeant. "Ma priorité est claire : permettre à Sodexo de poursuivre et d’amplifier la création de valeur pour les actionnaires et nos différentes parties prenantes ", a indiqué Thierry Delaporte.

La nomination du nouveau directeur général du groupe a, par ailleurs, résulté d’un travail entrepris tout au long de l’exercice par son conseil d’administration, a de son côté rappelé Luc Messier, qui était jusqu’au 10 novembre dernier l’administrateur référent indépendant du groupe. L’ancien patron de TF1 Gilles Pélisson, qui avait intégré le board de Sodexo à la fin de l’année 2023 en tant qu’administrateur indépendant, lui a depuis succédé. Luc Messier ne quittera pour autant pas le conseil du groupe, puisque l’assemblée générale des actionnaires aura permis de renouveler son mandat d’administrateur indépendant pour une durée de trois ans.

De même, les porteurs de titres Sodexo ont approuvé la nomination de Geneviève Bich (vice-présidente en charge des ressources humaines de Metro Inc., une entreprise canadienne), de Françoise Colpron (ex-présidente pour l’Amérique du Nord de Valeo, ayant aussi siégé au board d’Alstom et actuellement membre du conseil d’administration de plusieurs entreprises américaines) ainsi que de la société Bellon S.A, représentée par son dirigeant Patrice de Talhouët, pour une durée de trois ans. L’ensemble des résolutions proposées lors de l’assemblée générale ont ainsi été adoptées à large majorité, dont celle de la fixation d’un dividende 2,70 euros par action, représentant 50 % du résultat net ajusté.

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