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Eurotunnel prépare sa défense dans le dossier MyFerryLink | WanSquare
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exclusif Eurotunnel prépare sa défense dans le dossier MyFerryLink

EXCLUSIF. Le groupe franco-britannique est bien décidé à ne rien lâcher dans l’enquête sur la «fusion» avec SeaFrance, et souligne un potentiel conflit d’intérêts au sein de l’autorité britannique de la concurrence.
Eurotunnel
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Après que le Tribunal d'appel britannique a rejeté l’avis de l’autorité de régulation britannique (la Competition Commission), qui considérait que le rachat de trois ferries appartenant à la défunte compagnie maritime SeaFrance en 2012 constituait une fusion, cette dernière est appelée à statuer à nouveau. La décision définitive de la commission doit être dévoilée début mai, toutefois l'avis préliminaire de l'autorité est sans équivoque et l’on s’acheminerait vers une interdiction d’activité de MyFerryLink depuis le port de Douvres.

Mais Eurotunnel ne compte pas rester passif dans cette affaire. Le 25 mars dernier, Guy Lougher, associé du cabinet Pinsent Masons et avocat du groupe, a fait parvenir une lettre à la commission britannique de la concurrence. Celle-ci attire l’attention sur le profil d'un des membres de la commission : Ivar Grey. Ce dernier a ainsi exercé la fonction d’auditeur chez KPMG Danemark, entreprise dont DFDS, le concurrent direct de MyFerryLink, était et demeure l’un des clients. Si Guy Lougher ne remet pas en cause la probité d’Ivar Grey, la lettre souligne la préoccupation du groupe franco-britannique à son sujet. Par ailleurs, l’avocat s’étonne de la situation, rappelant que la commission est tenue d’éviter toute apparence de conflit d’intérêts dans ses fonctions.

A noter que DFDS a beaucoup communiqué sur l’affaire, estimant depuis deux ans que la concurrence de MyFerryLink nuirait à sa part de marché et le conduirait à cesser son activité depuis le port de Douvres. 

Le 21 mars dernier, Eurotunnel faisait part de son incompréhension concernant la décision provisoire de la commission. Par voie de communiqué, le groupe rappelait à la commission que la reprise de SeaFrance ne pouvait relever du droit des concentrations et affirmait ne pas comprendre « en quoi il est possible de considérer qu’il a repris une société 6 mois après sa disparition, et 9 mois après l’arrêt de toute exploitation». Le document soulignait également la décision, favorable quant à elle, de l’autorité de la concurrence française.

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