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La Coface bientôt en Bourse ?
Si la Coface a procédé à l’enregistrement de son document de base auprès de l’AMF, première étape en vue de l’introduction en Bourse de l’établissement, les modalités de l’opération n’ont pas été précisées. Seul objectif évoqué : la mise en Bourse de 40% à 60% du capital. La prochaine étape sera la délivrance, d’ici quelques semaines, d’un visa sur le prospectus relatif à l’opération. Il semblerait que Natixis souhaite aller vite sur ce dossier, en bouclant l’opération avant la fin du mois de juin.
L’introduction conclurait en tout cas un feuilleton de plusieurs années. En 2010, la maison-mère de la Coface avait mandaté la banque Rothschild dans le cadre de la mise en vente de l’assureur. Un processus qui n’avait pas abouti, même si la rumeur avait couru d’un intérêt de la Scor. La situation financière de la Coface était alors autrement plus délicate qu’aujourd’hui.
Jean-Marc Pillu, directeur général de Coface, souligne ainsi volontiers qu’au « cours des trois dernières années, le groupe s'est repositionné sur son coeur de métier (en vendant Kompass), l'assurance-crédit et a réinventé son modèle de développement ». Une transformation aux effets bénéfiques, puisque la filiale de Natixis a vu son chiffre d’affaires progresser de 2,6 % à périmètre et changes constants au cours du premier trimestre 2014 à 178 millions d'euros, et ses bénéfices ont bondi de 23,8 % à 36,7 millions d’euros.
Néanmoins, les dirigeants de la Coface restent prudents. Un communiqué précise ainsi : « l'enregistrement du document de base constitue la première étape du processus d'introduction en Bourse de la société sur le marché réglementé d'Euronext à Paris qui sera conduit sous réserve des conditions de marché ». Il faut dire que la valorisation de la Coface ne sera pas une mince affaire. Interrogé sur le projet d'introduction en début d’année, le dirigeant de Coface s'était refusé à fournir des indications sur le niveau de valorisation espéré dans le cadre de son retour en Bourse.
D’après une note de Kepler Cheuvreux datant de février dernier, la liquidation des positions de Natixis dans sa filiale pourrait rapporter un milliard d’euros. A titre de comparaison, Euler Hermès, concurrent direct de Coface sur l’assurance-crédit, a réalisé un bénéfice de 82,7 millions d’euros au T1 (2,25 fois celui de la Coface) pour une valorisation atteignant aujourd’hui les 4 milliards d’euros.
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