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Sur les marchés / Planisware / sbf 120

Sur les marchés
Planisware / sbf 120

Planisware est sur le départ du SBF 120 / Le scénario futur pourrait être plus optimiste que celui établi sur les marchés pour l'heure

Des inquiétudes sur la croissance future du spécialiste de l’édition de logiciels pour les entreprises, ainsi que sur certains risques liés à l’IA, ont pesé sur son titre ces derniers mois. S’il existe encore quelques facteurs d’incertitude, sa dernière publication trimestrielle avait toutefois été l’occasion de rassurer la communauté financière à ces égards.
crédits : planisware
crédits : planisware

Un an après avoir intégré le SBF 120, Planisware s’apprête à le quitter. À la suite de la révision trimestrielle des grands indices de la Bourse de Paris par le conseil scientifique d’Euronext jeudi, il a été annoncé que le spécialiste de l’édition de logiciels pour les entreprises, destinés à faciliter leur gestion de projets, allait en effet en sortir, tout comme Mersen. Lisi et Nanobiotix les remplaceront à compter du 22 décembre.

Valorisé actuellement à près d’1,5 milliard d’euros, le cours de Planisware a reculé de quelque 24 % depuis le 1er janvier. À date, son titre s’échange autour de 21 euros, soit toujours au-delà du prix de 16 euros par action qui avait été fixé lors de son introduction remarquée sur Euronext Paris en avril 2024. De fait, l’opération avait suscité un net intérêt de la part des investisseurs : le groupe opère dans le secteur de l’économie des projets, porté par de grandes tendances de fond. La transition énergétique, qui soutient les projets d’infrastructures, l’automatisation ou encore la digitalisation poussent ses sociétés clientes à entreprendre de nouveaux projets. Ce qui implique donc d’avoir besoin de solutions logicielles pour les mener à bien.

Si le positionnement du groupe est porteur, tout comme son modèle d'affaires, ses clients ne sont néanmoins pas exempts des tribulations et incertitudes macroéconomiques et géopolitiques qui touchent l’ensemble des entreprises. Logiquement, cela a ralenti leurs prises de décisions quant à leurs projets. Une prudence accrue de la part de la clientèle de l'entreprise, qui s’est traduite par un avertissement réalisé par cette dernière en juillet quant à ses objectifs de croissance. Planisware avait alors indiqué que son taux de croissance, à taux de change constants, s’afficherait à 10 % en 2025 - contre une fourchette de 15 % à 20 % précédemment visée. L’annonce avait par ailleurs été sanctionnée par les marchés. La publication financière suivante, au troisième trimestre, avait toutefois produit l’effet inverse à la Bourse de Paris, alors que la direction portait un message plus optimiste, relatif à des signaux d’amélioration observés chez les clients.

 

Questions sur l’IA

 

Un troisième trimestre donc encourageant, à la suite duquel le groupe était allé à la rencontre des analystes financiers. Le cabinet Oddo BHF, dans une note, détaillait son avis à la suite d’une réunion avec le management de Planisware. En résumé : un discours rassurant et une reprise de bon augure qui restera certes à confirmer, mais semblant éloigner le scénario du pire. Mais au-delà des nouvelles signatures de contrats, le bureau d’études relevait un autre point d’inquiétude de la part des marchés : celui de certains risques liés à l’intelligence artificielle.

"Hormis l’impact court terme lié à une cannibalisation des budgets IT chez les clients, le management a été plutôt rassurant de ce point de vue, tant sur les barrières à l’entrée et la difficulté de répliquer une solution telle que Planisware, que sur les opportunités offertes par l’intégration de l’IA au sein de leur offre. Nous comprenons qu’une réflexion est également en cours afin de faire évoluer le modèle de (tarifs)", ajoutait Oddo BHF, indiquant qu’il s’agissait d’un facteur surveillé compte tenu d’une tarification pour l’heure concentrée sur le nombre d’utilisateurs. "S’il existe encore des facteurs d’incertitudes et des doutes à lever, le scénario est pour l’instant moins dégradé que celui imaginé (et pricé) par le marché", expliquait le cabinet d'analystes.

D’autant que les fondamentaux du groupe restent solides. Si Planisware a rectifié le tir sur ses prévisions annuelles de croissance, l’entreprise avait par la même occasion relevé son objectif de marge d’EBITDA ajusté à 36 %, contre 35 % auparavant, reflétant ainsi la volonté du groupe de naviguer dans un environnement instable avec discipline, en préservant sa profitabilité et sa capacité à investir, détaillait alors son directeur général, Loïc Sautour. Une anticipation de marge réaffirmée à la fin du mois d’octobre, tout comme celle d’un ratio de conversion en trésorerie d’environ 80 %.

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