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CAC 40 / sbf 120 / Résultats
Le CAC 40 a prédominé les résultats du SBF 120 en 2024 / Mais certains secteurs ont aussi pesé sur sa rentabilité globale
Le bal des résultats annuels du CAC 40 s’est terminé il y a quelques semaines désormais. En attendant que ne s’ouvre celui des assemblées générales des actionnaires, l’Observatoire ATH a dévoilé son traditionnel bilan en la matière. Et force est de constater que les quarante entreprises de l’indice phare de la Bourse de Paris ont prédominé les résultats de l’ensemble du SBF 120. À elles seules, elles ont représenté 81 % du total des chiffres d’affaires publiés par l’échantillon de 108 sociétés (certaines ayant des exercices décalés) et 85 % des résultats opérationnels.
Le chiffre d’affaires global du SBF 120 s’est élevé à 2 077 milliards d’euros en 2024, contre 2 099 milliards d’euros en 2023. Cela correspond à une perte de 1 % de chiffre d’affaires, pour un taux d’inflation de 1,8 % en 2024. "Quatre sociétés pèsent significativement sur cette baisse d’activité : TotalEnergies (moins 22 milliards d’euros), Engie (moins 9 milliards d’euros), Stellantis (moins 33 milliards d’euros) et ArcelorMittal (moins 6 milliards d’euros)", souligne l’Observatoire.
Le CAC 40 a cumulé 1 691 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an passé (soit 42 milliards d’euros de revenus par entreprise en moyenne, contre 45 en 2023). Stellantis, qui a rencontré les difficultés qu’on lui connaît et TotalEnergies, qui a pâti de la baisse du prix de l’énergie, expliquent presque seulement à elles deux la baisse de 33 milliards d’euros de revenus rencontrée par le CAC 40. À l’inverse, les 68 sociétés autres sociétés hors CAC 40 ont vu leur chiffre d’affaires grimper de 3 % en 2024. Au sein des quarante vedettes de la cote parisienne, trois ont dépassé les 100 milliards d’euros de ventes l’année dernière, dont celles qui ont pourtant accusé une baisse de leurs revenus.
Différences sectorielles
On y retrouve en effet Stellantis et ses 157 milliards d’euros de revenus (contre 189 milliards d’euros en 2023) malgré un exercice semé d’embûches, TotalEnergies et ses 214 milliards d’euros de ventes (contre 237 millions d’euros en 2023). Axa, qui a généré un chiffre d’affaires de 110 milliards d’euros, soit plus que les 103 milliards d’euros de 2023, vient fermer le podium. Le trio représente près de 30 % du chiffre d’affaires du CAC 40 en 2024.
Au total, dans l’ensemble du SBF 120, les secteurs à avoir présenté les meilleures performances sur le plan de l’activité sont l’aéronautique (+10 %), les loisirs (avec la même variation), les banques, les services financiers ou ceux aux entreprises et la santé. À l’inverse, l’automobile et l’énergie ont globalement vu leurs chiffres d'affaires reculer de 9 %, tandis que l’industrie, avec une baisse de 5 %, présente des résultats contrastés selon les sociétés.
Sur le plan du résultat opérationnel (la rentabilité est relevée, en fonction des entreprises, par cet indicateur, par l'Ebitda, le résultat d'exploitation, l'excédent brut d'exploitation, ou l'Ebit), les 108 sociétés étudiées l’ont vu, au total, se réduire de 20 milliards d’euros. Rapporté au chiffre d’affaires, son taux est passé de 12,5 % à 11,7 %. Un recul qui s’explique, de nouveau, par le CAC 40. "L’essentiel de cette perte de rentabilité est dû au secteur de l’énergie, de l’automobile, mais également au secteur du luxe", indique l’Observatoire ATH. Ces effets une fois retranchés, la rentabilité du reste du CAC 40 s'est améliorée de 9 milliards d'euros en 2024, avec un taux de résultat opérationnel sur chiffre d'affaires passant de 13 % à 13,5 %. Les résultats opérationnels des 68 autres sociétés du SBF 120, hors CAC 40, ont très légèrement baissé en passant d'un taux de 9,6 % à 9,3 % sur un an.
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