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Entreprises / Actions / Actionnariat salarié / partage de la valeur / sbf 120

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Actionnariat salarié / partage de la valeur / sbf 120

Les entreprises du SBF 120 adhèrent toujours plus massivement à l’actionnariat salarié / Et les collaborateurs apprécient

Selon les données d’Amundi, les entreprises du SBF 120 se seraient encore montrées bien généreuses sur la première partie de l’année 2024 en matière d’actionnariat salarié, offrant toujours plus d’avantages à leurs collaborateurs. Une tendance en hausse continue depuis 10 ans, si bien que cet outil est devenu le placement préféré des salariés en France.
(Photo by Frank Hoermann / SVEN SIMON / SVEN SIMON / dpa Picture-Alliance via AFP)
(Photo by Frank Hoermann / SVEN SIMON / SVEN SIMON / dpa Picture-Alliance via AFP)

L’année 2024 sera-t-elle synonyme de nouveau record en matière d’actionnariat salarié ? S’il est encore trop tôt pour se prononcer, cette forme de partage de la valeur en France n’a en tout cas pas faibli au cours du premier semestre dernier. Selon Amundi qui a étudié le comportement de 80 % des sociétés du SBF 120 déployant un tel plan, 85 % des entreprises examinées ont donné à leurs salariés la possibilité de souscrire dans le cadre d’opérations réservées (ORS) via l’intéressement ou la participation.

 

Des opérations séduisantes qui convainquent

 

L’analyse montre également que 15 % des opérations dites "classiques" (c’est-à-dire par acquisition d’actions via un Fonds commun de placement d’entreprise ou par acquisition directe de titres) ont bénéficié d’une décote de 30 % sur le prix des actions, tandis que 30 % du panel a appliqué une décote de 20 % et une décote entre 5 et 15 % pour 25 % des sociétés du SBF 120 ayant mis en place un plan d’actionnariat salarié.

Et autre bonne nouvelle : au cours du premier semestre 2024, les salariés ont perçu un abondement moyen de 1 339 euros, en hausse par rapport aux années précédentes.

Des avantages, que ce soit la décote et ou l’abondement, qui plaisent aux collaborateurs puisque, selon Amundi, le taux de souscription moyen des opérations en présentant un, voire les deux, a atteint environ 52 % quand les opérations n’en proposant aucun ont obtenu un taux de souscription moyen de seulement 29 %.

D’ailleurs, compte tenu de la générosité des entreprises, le taux de souscription moyen en France a progressé au premier semestre 2024, à 62 % (contre 58 % un an plus tôt).

 

Des opérations qui se multiplient au sein d’un même groupe

 

Si bien que sur les dix dernières années, l’actionnariat salarié en France a fortement progressé : alors que le nombre de collaborateurs éligibles à de telles opérations a triplé, passant de 700 000 à 2,2 millions, les montants souscrits ont été multipliés par 6 pour culminer à 3,7 milliards d’euros en 2023. "Cette dynamique s’explique par le nombre croissant d’entreprises qui proposent à leurs salariés, quel que soit leur pays de résidence, de devenir actionnaires, mais aussi par l’accélération plus récente de la fréquence des opérations. Sur les cinq dernières années, l’Observatoire sur l’Actionnariat salarié (d’Amundi, ndlr) constate que plus d’une entreprise sur quatre (26 %) a réalisé une opération chaque année et plus de la moitié (55 %) en a conduit au moins deux sur la période ", indique le gestionnaire d’actifs.

S’agissant des grandes entreprises cotées sur SBF120, 31 ont désormais un taux d’actionnariat salarié supérieur à 3 %.

 

Le placement préféré des salariés

 

Pour mémoire en 2023, le taux de souscription moyen avait franchi, en France, un record historique avec un peu plus d’un salarié sur deux (51 %) ayant souscrit au plan d’actionnariat proposé par son entreprise. il dépassait même les 70 % dans les groupes ayant adopté cette forme de partage de la valeur depuis longtemps.

L’actionnariat salarié reste d’ailleurs le placement préféré des collaborateurs (privilégié par plus de 30 % de ceux qui peuvent y souscrire dans leur entreprise), loin devant les placements monétaires (16 %), les placements diversifiés (14 %), les actions (10 %) ou encore les obligations (5 %).

 

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