Macro-économie / Taux / Bpifrance / Entrepreneuriat / Nicolas Dufourcq
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Bpifrance / Entrepreneuriat / Nicolas Dufourcq
L’entrepreneuriat gagne les Français / Plus d’un tiers d’entre eux s’est lancé ou envisage de le faire
"Les Français veulent s’accomplir, ils veulent le faire à leur manière, être leur propre patron, réaliser leurs rêves ". Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, est persuadé que l’entrepreneuriat est devenu la nouvelle frontière de l’émancipation pour toute une partie de la population. Celle-ci est représentée très largement dans l’indice entrepreneurial français publié par Bpifrance - et réalisé par l’Ifop - ce mardi avec plus d‘un Français majeur sur trois qui est désormais dans une dynamique entrepreneuriale.
Une réalité qui recoupe cependant à la fois des répondants ayant pour intention de créer ou de reprendre une entreprise, qu’il en porte le projet ou bien qu’il ait été ou soit chef d’entreprise. C’est la première catégorie qui augmente le plus ces dernières années avec un gain de 2 points, les intentionnistes prenant le relais des actifs qui insufflaient jusqu’alors la dynamique. Chez Bpifrance, on considère positivement ce nouveau moteur de la hausse de l’indice en 2025, puisqu’il est considéré tel le "signe d’un changement des comportements plutôt que d’une simple réaction à la conjoncture ".
Motivation
Les aspirations professionnelles des Français semblent en effet évoluer avec le temps, puisqu’on compte désormais 3 Français sur 10 considérant l’entrepreneuriat "comme le choix de carrière idéale, ils étaient moins nombreux en 2023 et 2021 (1 sur 4) ". Cette mentalité pro-entrepreneuriat semble également ne pas être réservée aux seuls acteurs de la chaîne entrepreneuriale, les résultats communiqués font état d’un Français hors chaîne sur cinq qui pense aussi "que créer une entreprise serait un projet professionnel idéal, une proportion bien plus élevée qu’en 2021 et 2023".
Les conditions ne sont cependant pas au beau fixe pour surfer sur cet enthousiasme avec un cycle entrepreneurial s’allongeant, chez Bpifrance on considère que le fait qu’il marque une phase d’attentisme, est "éventuellement en lien avec le resserrement des conditions de financement ". Ce qui fait écho avec les propos de Nicolas Dufourcq, celui considérant que " Bpifrance souffle sur ces braises magnifiques, en cultivant la confiance de ceux qui n’ont pas grand-chose mais qui ont du talent". Plus que jamais les futurs et actuels entrepreneurs tricolores semblent avoir besoin d’être encouragés dans leur démarche.
Accompagner
Ce constat est d’autant plus frappant que pour bon nombre - 60 % - d’anciens chefs d’entreprise la cession ou la cessation d’activités intervient alors que ces derniers ont moins de 50 ans. Ce qui est à même de leur permettre un rebond entrepreneurial par la suite. Une ombre pointe cependant à l’horizon, la hausse des freins à la création et à la reprise d’entreprises. On retrouve en tête d’entre eux "trop de responsabilités et de stress" à hauteur de 17 % ainsi qu’un revenu insuffisant ou trop instable mentionné par près de 15 % juste devant un risque d’échec jugé trop important à près de 14 %.
Le directeur général de Bpifrance se montre cependant optimiste, jugeant que lorsqu’il regarde l’activité de Bpifrance, il constate qu’il n’y a jamais eu autant de projets d’entrepreneurs dans les directions générales. Nicolas Dufourcq avance l’idée que le système politique français est bloqué mais pas la France entrepreneuriale.
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