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Bpifrance / Bpifrance Le Lab
Un conflit qui ne loge pas toutes les entreprises françaises à la même enseigne / Bpifrance voit les exportatrices tirer leur épingle du jeu
Le salut viendrait de l’export. Une affirmation qui peut surprendre au premier abord, cependant elle est source de résilience pour bon nombre d’entreprises et de PME hexagonales. C’est ce que confiait cette semaine Sabrina El Kasmi, responsable du pôle conjoncture macroéconomie chez Bpifrance, celle-ci exposant que « les entreprises qui souffrent aujourd’hui en France sont celles qui n’exportent pas », les exportatrices occasionnelles seraient mieux loties. Tourner une partie de son activité vers l’extérieur de l’Hexagone permettrait à la fois de diversifier ses risques et d’aller chercher des relais de croissance ailleurs.
Une affirmation faite dans le cadre de la présentation du contexte macroéconomique de Bpifrance Le Lab, un travail censé nourrir tant les décisions des têtes pensantes du groupe public que des entreprises accompagnées par ses soins. Ces dernières pourront constater que pour l’heure « le potentiel de croissance à l’international reste élevé malgré les risques géopolitiques ». Bien que la durée du conflit soit la variable clé dans la crise actuelle, on constate qu’elle n’a que peu « entamé le moral des dirigeants de PME, qui n’ont que légèrement révisé à la baisse leurs intentions d’investissement et font part en large majorité d’une trésorerie suffisante pour absorber le choc ».
Démêler
Le pessimisme n’est pas de mise dans le paysage décrit par les différents économistes, lesquels soulignent que bien que les défaillances restent à un niveau élevé, il se trouve que les créations d’entreprises sont également très dynamiques. La hausse du coût de l’énergie est quant à elle analysée comme pouvant permettre une accélération des investissements verts, à l’instar de la crise énergétique de 2022. Une crise avec laquelle les similitudes demeurent ténues a tenu à rappeler Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, lequel affirme que « si le choc sur le prix du pétrole est proche de celui observé en 2022 lors de la crise énergétique, celui sur le gaz est bien moins marqué » et l’électricité est encore moins concernée dans l’Hexagone.
La situation française serait quant à elle celle d’un léger ralentissement expliqué principalement par la dynamique interne de l’économie hexagonale et notamment provenant de la demande des ménages. Les économistes de Bpifrance expliquant qu’ils conservent pour l’heure un taux d’épargne record, près de 4 points au-dessus des niveaux allemands.
Attentisme
L’ombre de la présidentielle et de l’incertitude politique actuelle ne semble pas pour l’heure peser sur la production hexagonale de crédit aux entreprises. Laquelle « a connu une hausse (+ 9 %) en 2025 par rapport à 2024 dans un contexte de poursuite de la baisse des taux d’intérêt », il est noté que la proportion d’entreprises déclarant des difficultés pour financer leurs investissements est restée stable - de l’ordre de 11 % des PME à date de novembre dernier.
Le tableau est un peu moins flatteur en ce qui concerne le capital-risque, où les investissements sont en baisse de 5 % entre 2024 et 2025. Les investissements tirant leur épingle du jeu sont essentiellement ceux des secteurs des logiciels (dont fait partie l’IA), des sciences de la vie et des technologies.
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