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Macro-économie / Taux / patrick artus / Ossiam / croissance / énergies renouvelables

Macro-économie / Taux
patrick artus / Ossiam / croissance / énergies renouvelables

Réduction des émissions de gaz à effet de serre ne rime pas avec fin de la croissance / Les énergies renouvelables ne sont pas nécessairement plus coûteuses

La baisse des émissions de gaz à effet de serre d’un pays ne signifie ni qu’on y observe une moindre consommation d’énergie ni que la croissance s’y détériore rapidement. Pour autant une telle situation sera évitée si le prix des énergies renouvelables se révèle effectivement ne pas être plus élevé que celui des énergies fossiles. Un certain nombre de pays - dont les Etats-Unis - a su maintenir une croissance forte malgré une baisse de leurs émissions de CO2.
Site nucléaire. Photo by STEPHANE COMPOINT / Only France via AFP
Site nucléaire. Photo by STEPHANE COMPOINT / Only France via AFP

Nul besoin de sacrifier la croissance sur l’autel des renouvelables. A en croire Patrick Artus, conseiller économique senior chez Ossiam, il est quelque peu péremptoire d’établir un lien de cause à effet entre diminution des émissions de gaz à effet de serre dans un pays donné et dynamique de croissance en berne. Le véritable danger à ses yeux se trouve être dans un réchauffement climatique susceptible d’être lourdement délétère pour l’économie.

Le chiffrage communiqué par l’économiste explique effectivement qu’un " degré de hausse de température de la planète réduirait le PIB mondial de 12 %". La croissance moindre connue actuellement par la zone euro serait ainsi avant tout liée à "la faiblesse des investissements en nouvelles technologies et de celle des dépenses de Recherche-Développement", un problème tout aussi central pour le Vieux continent mais dont les fondamentaux sont bien différents de la transition écologique.

 

En douceur

 

Le passage d’une économie intensive en énergie fossile à un modèle tourné vers les énergies fossiles et ce sans accident économique ne serait donc pas une utopie. Les énergies renouvelables sont largement substituables aux énergies fossiles et les exemples récents le montrent. C’est notamment le cas en Europe que ce soit au Danemark où la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie était de 8 % en 2002 contre 42 % en 2023, en Suède – 32 % à 54 % - ou encore au Portugal - 9 % en 2002 à 36 % en 2023. Autant de pays loin d’être parmi pires élèves de l’économie mondiale, loin de là puisque certains d’entre eux tirent aujourd’hui la croissance européenne vers le haut.

Pour autant il ne suffit pas de se livrer à cette révolution énergétique pour parvenir à ses fins, du côté de chez Patrick Artus on explique que "la croissance est en réalité corrélée, non avec le poids des énergies renouvelables, mais avec les dépenses de Recherche-Développement, le poids des investissements en nouvelles technologies". Un axe d’effort qui se doit d’être prioritaire pour les gouvernants des pays européens.

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