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Macro-économie / Taux / France / La Fabrique de l'industrie / industrie

Macro-économie / Taux
France / La Fabrique de l'industrie / industrie

Une réindustrialisation qui profite au reste de l’économie / Les créations d’emplois ont des répercussions positives

Une industrie hexagonale loin d’être cloisonnée du reste de l’économie et dont le regain de forme récent bénéficierait par effet de domino à d’autres secteurs. Les calculs de la Fabrique de l’industrie établissent que de 2007 à 2023, la création de 100 emplois exposés la à concurrence internationale a mené à celle de 134 emplois dans les secteurs abrités de celle-ci.
Annonce de recrutement. Photo by Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via AFP
Annonce de recrutement. Photo by Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via AFP

Une industrie décidément généreuse en emplois. Ces dernières années - de 2018 à 2024 - ont vu ce pan de l’économie hexagonale créer à nouveau de l’emploi sur le sol national. Il faut dire que la base de comparaison était assez faible étant donné que durant des années, ce sont des destructions nettes d’emploi qui ont été enregistrées. Le véritable point positif est l’effet d’entraînement constaté par la Fabrique de l’industrie.

Celle-ci arguant que sur ces six années la dynamique sectorielle ainsi que "les gains de productivité qui y sont attachés sont aussi créateurs d’emplois indirects" et ce plus spécifiquement au sein des secteurs abrités de la concurrence internationale,  principalement les services à la personne. Le coefficient local de 1,34 - expliqué comme étant le résultat de la création de 100 emplois exposés la concurrence internationale amenant l’apparition de 134 emplois dans les secteurs abrités de celle-ci - est jugé d’autant plus frappant qu’il n’a pas faibli durant la période de 2007 à 2023.

 

Tenir la barre

 

Les experts constatant pourtant que la "reprise de l’emploi industriel ne s’est pas toujours accompagnée de gains de productivité" durant ce laps de temps. Les craintes demeurent entières cependant concernant un "affaiblissement récent de ces gains de productivité" susceptible d’être préjudiciable. C’est en effet effet de levier qui demeure "sensible à la dynamique des gains de productivité, plutôt atones en France depuis la crise sanitaire" et dont la puissance pourrait diminuer tant à court qu’à moyen terme.

Au rang des bonnes nouvelles, il y a également l’affirmation que l’effet multiplicateur de la création d’emplois n’est pas similaire à celui connu lors de destruction d’emplois exposés, tel qu’une réduction de la voilure partielle d’un site ou même sa fermeture pure et simple. Les auteurs expliquant que "même si des licenciements massifs peuvent avoir un effet négatif durable sur un territoire, on observe empiriquement que les destructions d’emplois sont en partie compensées par des créations dans le même territoire et la même industrie".

 

Variable

 

Les bonnes nouvelles ne sont pas valables pour l’ensemble de l’Hexagone ; les données exploitées révélant que la dynamique ne "s’est pas réalisée partout ni de manière uniforme entre les secteurs d’activités manufacturières". Le grand gagnant de cette nouvelle "géographie industrielle" semble être le quart nord-ouest de la France.

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