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Fiscalité

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L’impôt sur les sociétés repart légèrement à la hausse dans le monde / La France reste toujours le mauvais élève européen

Les taux d’imposition sur les sociétés ont connu en 2024 un léger rebond à l’échelle mondiale, atteignant 23,51 % en moyenne. La France, avec un taux de 25,83 % et pouvant atteindre jusqu’à 36,125 % pour les plus grandes entreprises, figure toujours parmi les pays européens où l’on taxe le plus les bénéfices, au-dessus de la moyenne de l’OCDE (23,85 %) et de l’Union européenne (21 %).
François Bayrou (Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP)
François Bayrou (Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP)

Après trois décennies de baisse continue, les taux d’imposition des résultats des sociétés dans le monde sont légèrement repartis à la hausse. Selon les dernières données de KPMG et de la Tax Foundation, le taux moyen mondial est passé de 23,37 % en 2023 à 23,51 % en 2024. Ce rebond confirme une tendance amorcée dans les pays de l’OCDE, où le taux moyen, qui avait atteint un plus bas historique de 23,04 % en 2022, est remonté à 23,85 % en 2024.

Un tournant discret mais symbolique, après des années de compétition fiscale accrue entre États pour attirer les investissements, comme l’illustre la chute de près de 15 points du taux mondial moyen entre 1993 (38 %) et 2022 (environ 23,5 %).

Dans l’Union européenne, la situation reste contrastée. Le taux moyen y est stable autour de 21 % pour la deuxième année consécutive. Cette stabilité apparente masque toutefois de fortes disparités entre pays, notamment entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est, où les taux très bas de pays comme la Pologne (19 %) ou la Suède (20,6 %) tirent la moyenne vers le bas.

Dans ce contexte européen, la France continue clairement de se démarquer. Selon les données de PwC, avec un taux d’imposition sur les sociétés de 25,83 % au 1er janvier 2025, elle figure au-dessus de la moyenne de l’OCDE et du taux mondial et parmi les taux les plus élevés d’Europe occidentale. Ce taux est même en hausse par rapport à l’année précédente, en raison de la combinaison d’un taux standard à 25 % et d’une surtaxe exceptionnelle de 20,6 % sur la moyenne des bénéfices entre 2024 et 2025 pour les entreprises dont le chiffre d’affaires consolidé excède un milliard d’euros et de 41,2 % pour celles dont le chiffre d’affaires consolidé dépasse les 3 milliards d’euros. Ainsi, pour ces grandes entreprises, le taux peut grimper jusqu’à 36,125 %.

Ce positionnement élevé fait de la France l’un des pays les plus taxés d’Europe occidentale, derrière l’Inde (33,6 %) et le Japon (30,62 %). A l’inverse, le taux est de 27 % aux Etats-Unis, avec un taux fédéral de 21 % auquel s’ajoutent des taux étatiques variables.

En comparaison, l’Allemagne affiche un taux global de 29,83 %, mais ce chiffre inclut des composantes locales et de solidarité. L’Italie, avec 27,9 %, et les Pays-Bas, avec 25,8 %, restent légèrement en dessous de la France, tandis que la Belgique (25 %), le Royaume-Uni (25 %) et l’Espagne (25 %, en baisse) se situent à des niveaux plus bas.

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