Régulation / Concurrence / Edenred / Titre-restaurant / Bercy
Régulation / Concurrence
Edenred / Titre-restaurant / Bercy
Edenred se félicite de voir (enfin) la réforme des titres-restaurants aboutir / Un cadre réglementaire désormais clair mais qui doit encore passer le cap du Parlement
C’est une réforme qui était plus qu’attendue par Edenred, et notamment pour redresser son cours de Bourse et redonner de la confiance aux investisseurs sensibles aux évolutions des activités régulées. La ministre chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Economie sociale et solidaire, Véronique Louwagie, a présenté ce mercredi soir sa réforme du titre-restaurant aux professionnels du secteur. Une réforme engagée de longue date, par sa prédécesseur, Olivia Grégoire, et que la dissolution de l’Assemblée nationale l’année dernière avait retardée, au grand dam de l’entreprise présidée par Bertrand Dumazy.
Et force est de constater qu’Edenred se montre satisfait. "Les mesures proposées, issues des concertations, permettront de moderniser un dispositif reconnu par tous comme l’avantage social préféré des Français, en particulier, la disposition concernant la digitalisation totale du secteur au plus tard le 1er janvier 2027, qui simplifiera considérablement la gestion des titres-restaurant, notamment pour les restaurateurs ", commente l’entreprise, se félicitant que "cette réforme reflète la volonté commune à l’ensemble des parties prenantes de poursuivre le développement du dispositif du titre-restaurant ".
De fait, Edenred militait pour une modernisation du dispositif avec la suppression du titre-papier. "Sa modernisation doit contribuer à renforcer le soutien à l’économie locale et à la création d’emplois, en particulier dans le secteur de la restauration, tout en tenant compte de l’évolution des modes de consommation ", estime le groupe, rappelant que seuls 27 % des salariés français bénéficient aujourd’hui du dispositif (5,4 millions de salariés).
Il représente néanmoins déjà un apport d’affaires direct de 9,4 milliards d’euros par an dépensés dans l’économie locale, et d’environ 14 milliards d’euros en prenant en compte les dépenses additionnelles qu’il génère au profit des restaurateurs et commerçants agréés. Il constitue en outre une importante manne financière pour les caisses de l’Etat, avec 845 millions d’euros par an reversés aux finances publiques.
A noter que la réforme devrait s’appliquer à compter du 1er janvier 2027, sous réserve de son adoption du Parlement qui devrait débuter son examen prochainement. Pour mémoire, Edenred organisera un "Capital Market Day", le 4 novembre prochain, l’occasion pour l’entreprise de faire justement le point sur les évolutions de la réglementation des titres-restaurant en France mais aussi en Italie et au Brésil, ses trois principaux marchés. En Italie, le voile a été levé en octobre dernier, le plafonnement à 5 % des commissions marchand - la règle dans le service public- devant être étendu au cours du deuxième semestre 2025 au secteur privé. "Nous nous y préparons en procédant à un rééquilibrage entre les commissions payées par les employeurs et celles payées par les marchands. Cela aura certes un coût pour Edenred mais nous savons désormais dans quel cadre réglementaire nous allons opérer ", prévenait Bertrand Dumazy lors de la dernière assemblée générale des actionnaires de l’entreprise, le mois dernier.
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