Politique économique / Transmission d'entreprises / reprise / Pacte Dutreil / Bercy / Direction générale des entreprises
Politique économique
Transmission d'entreprises / reprise / Pacte Dutreil / Bercy / Direction générale des entreprises
Bercy relance son baromètre sur la transmission-reprise en France / Des entreprises plus pérennes que celles créées
Alors que près de 400 000 entreprises sont susceptibles d’être cédées au cours de la prochaine décennie, le gouvernement entend renforcer sa politique de soutien à la transmission. La ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Économie sociale et solidaire, Véronique Louwagie, a présenté ce mercredi devant les représentants du MEDEF la première publication d’un nouveau baromètre annuel dédié à la transmission et à la reprise d’entreprises.
Réalisé par la Direction Générale des Entreprises (DGE), il vise à fournir une photographie détaillée de la dynamique de cession-reprise en France. "La publication de ce baromètre est une première marche essentielle : des solutions constructives partent nécessairement de constats partagés. Ce travail […] permettra d’y voir clair sur le sujet de la transmission-reprise et de concentrer notre feuille de route sur les points saillants que cette étude met en avant", a commenté la ministre qui entend ainsi poser les bases d’une politique publique plus structurée en matière de transmission-reprise. Un baromètre qui doit être considéré comme un nouvel outil, les données fournies devant servir à identifier les leviers prioritaires pour accompagner cédants et repreneurs, améliorer l’accès à l’information et mobiliser les réseaux d’accompagnement.
Et outre le nombre de transmissions qui pourraient intervenir dans les prochaines années, la première édition de cette nouvelle série s’attache à dresser un état des lieux précis. Elle identifie notamment le profil des entreprises concernées par une cession et celui de leurs dirigeants. Parmi les constats saillants, les entreprises concernées par les transmissions sont majoritairement de petite taille. En 2023, 86 % des structures cédées comptaient moins de dix salariés. Toutefois, la part des très petites entreprises sans salarié a reculé sur dix ans, passant de 35 % à 31 %, tandis que les entreprises de 10 salariés ou plus ont représenté 14 % des cessions en 2023, contre 10 % en 2012.
Autre donnée notable : entre 2012 et 2024, le prix moyen des cessions est passé de 255 000 euros à 303 000 euros, soit une progression de 19 %. Le prix médian s’établit à 125 000 euros en 2024 (contre 108 000 euros en 2012).
Le baromètre met également en lumière un fait souvent méconnu : les entreprises transmises présentent également des indicateurs économiques solides. Leur taux de pérennité à trois ans est de 85,5 %, supérieur à celui des entreprises nouvellement créées (81,4 %). Elles génèrent également un chiffre d’affaires plus important et une meilleure productivité au moment de la reprise, des tendances qui se confirment dans la durée.
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