Macro-économie / Taux / énergies renouvelables / RTE / enedis
Macro-économie / Taux
énergies renouvelables / RTE / enedis
Le renouvelable se taille une part de choix dans le mix électrique français / La production a une nouvelle fois progressé l’an passé
La décarbonation de l’Hexagone peut compter sur les énergies renouvelables. L’année dernière en a vu la production décoller passant de 35,6 TWh en 2023 à 150 TWh. Le panorama dédié dévoilé conjointement par le Syndicat des énergies renouvelables, RTE, l’Agence ORE et Enedis souligne que cette progression doit tant à des raisons conjoncturelles que structurelles. Il est ainsi fait état de "conditions d’hydraulicité particulièrement favorables en 2024", celles-ci débouchant logiquement sur une hausse de la production d’hydroélectricité, et ce de près de 27,3 % par rapport à 2023.
Autre source d’énergie renouvelable dont la production est en nette croissance l’an dernier, il s’agit du solaire et cette fois il est plutôt question d’une croissance des capacités. La puissance du parc solaire est rapportée comme s’élevant à 24 333 MW en fin d’année, ce qui a été permis par le raccordement de près de 3 137 MW l’année dernière. L’apport à la consommation métropolitaine d’électricité a progressé de 10,3 % en un an et est désormais de l’ordre de 5,7 %.
Pas en reste
Pour autant les quelque 6,7 GW de puissance supplémentaire du parc électrique d’énergies renouvelables peuvent s’appuyer sur d’autres sources de production. Une nécessité puisque l’objectif est de pouvoir fournir 40 % de la production d’électricité hexagonale à la fin de la décennie, contre actuellement 27,8 %.
On y retrouve notamment l’éolien avec ses deux déclinaisons : celle en mer, comptant désormais près de 3 parcs fonctionnant à plein régime. Des sites à Fécamp, Saint-Nazaire et Saint-Brieuc qui permettent à la filière de se targuer de produire 111,2 % d’électricité supplémentaire en un an, ce qui représente un peu moins de 1 % de la consommation nationale. Là où son homologue terrestre représente quant à elle près de 9,6 %. A contrario sa capacité installée a beau avoir augmenté l’an passé, le volume produit n’est plus que de 42,7 TWh en 2024, soit une diminution de 12,6 % sur douze mois.
Dernier secteur présenté par la filière, celui des bioénergies électriques lequel "atteint une puissance installée de 2 272 MW, avec 25 MW de nouvelles capacités ". La production y est en légère hausse, de l’ordre de 1,5 %, ce qui lui permet de couvrir 1,9 % de l’électricité consommée par la métropole.
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