Macro-économie / Taux / RTE
Macro-économie / Taux
RTE
Ces voisins qui aiment décidément l’électricité française / La France a battu son record d’export l’an passé
Ni plus ni moins que la consommation annuelle d’un pays comme la Belgique. Voici à quoi correspond l’électricité dont ont bénéficié les pays européens de la part de la France en 2025, un seul voisin présentant des échanges relativement équilibrés. Il s’agit de l’Espagne avec un solde net positif de quelque 0,2 TWh. Une conséquence directe de la remontée en puissance de la production nucléaire tricolore.
Thomas Veyrenc, directeur général économie, stratégie et finances de RTE, a relayé ce constat ces derniers jours expliquant que "la "sortie de crise est désormais acquise du côté de la production bas-carbone française, revenue à ses niveaux d’avant-COVID". Ces exports bien qu’impressionnants en termes de flux ne sont pas nécessairement une bonne nouvelle puisqu’ils peuvent également être interprétés tel un retard de l’électrification des usages dans l’Hexagone. L’une des têtes pensantes de RTE ne dit pas autre chose lorsqu’il constate que "la consommation d’électricité est restée stable en 2025 par rapport à l’an passé, mais est toujours inférieure à son niveau des années 2010".
Presser le pas
Le bilan prévisionnel à l’horizon 2035 dévoilé par le gestionnaire de réseau au mois de décembre avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Le maintien d’une capacité en énergie décarbonée n’étant pas souhaitable dans de telles proportions, au risque de devoir effectuer des choix rationnels sur le plan économique mais contradictoires avec l’essor souhaitable des énergies propres.
Une logique dans laquelle se place Thomas Veyrenc lorsqu’il fait état de son vœu pour 2026, celui "d’un plan d’électrification à la hauteur de nos ambitions de souveraineté ", s’accompagnant d’une "nouvelle étape pour la transformation du réseau dont on attend qu’il rende possible nos ambitions stratégiques tout en faisant fonctionner un système électrique plus complexe ". Il espère bien que la France arrivera à se saisir d’une situation conjuguant une électricité abondante et bon marché pour décarboner l’ensemble de son économie. Pour l’heure les énergies fossiles importées représenteraient selon ses dires près de 60 % de l’énergie consommée par les Français.
Bénéfique
S’il y a un bien un plan sur lequel ces exportations demeurent une bonne nouvelle pour l’Hexagone, c’est sur le plan des recettes. Le directeur général économie, stratégie et finances de RTE l’assure, "la production française n’a […] définitivement pas été "bradée en 2025" et ce d’autant plus que ces exports bénéficient d’un "différentiel de prix avec les pays voisins se creusant en faveur de l’Hexagone, ils génèrent plus de revenus que l’an passé". Les Italiens, les Belges ou autres Suisses et Allemands mettent la main à la poche pour bénéficier de l’électricité française.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

