WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Evenements / Accor / Commission d'enquête sur les aides publiques

Evenements
Accor / Commission d'enquête sur les aides publiques

La solution radicale de Sébastien Bazin pour relancer le développement des entreprises en France / Baisser les charges sociales devient urgent

Le patron du fleuron français Accor a soulevé une question de fond ce mardi soir lors de son audition devant les membres de la Commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques aux entreprises : la France peut-elle continuer à imposer à ses entreprises des charges sociales si lourdes sans compromettre le développement des entreprises sur le territoire ? « On est en train de délaisser ce pays au profit d’autres. Ce n’est pas possible. Il faut que l’on se réveille », a alerté Sébastien Bazin. Un débat lancé jusqu’au sommet de l’Etat.

Le constat est sans appel. "Accor est le plus grand groupe hôtelier français, européen, voire mondial… mais moins de 2 % de notre capital est français", a expliqué, Sébastien Bazin, président-directeur général du fleuron hôtelier, ce mardi soir devant la Commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques.

Face aux sénateurs, le patron d’Accor n’a pas mâché ses mots. "En France, un certain nombre de carcans ne nous permettent pas de nous développer sur le territoire, tant en charges salariales qu’en emplois qualifiés. Il faut qu’on se réveille", a-t-il martelé, ajoutant, "nos performances sont formidables parce qu’on va à l’étranger".

Sa solution ? Radicale. "Baissez les charges sociales et vous donnerez moins de subventions, c’est tellement simple", a plaidé Sébastien Bazin, dénonçant un modèle où "on paie un salarié 100 pour qu’il touche 40".

Une charge directe contre le financement du modèle social français, qui n’a pas manqué de faire réagir le rapporteur de la commission, le sénateur communiste Fabien Gay. "Le modèle social français est une fierté et un élément de compétitivité ", a estimé l'élu. "La seule chose que je demande c’est que celui qui en bénéficie en mesure le coût. Et aujourd’hui, personne ne peut le faire parce que ça ne coûte rien à celui qui en bénéficie. Celui qui va être soigné, il va sortir d’un hôpital, cela va coûter 30 ou 40 000 euros à l’hôpital et le patient, on va lui demander 12 euros. Il ne se rend donc pas compte de ce que ça coûte ", lui a répondu Sébastien Bazin, pointant le fait que nombre de bénéficiaires ne cotisent pas, comme l’a prétendu le rapporteur.

Mardi soir, sur TF1, Emmanuel Macron a ouvert la porte à une conférence sociale dans les mois à venir. Objectif : repenser le financement d’un modèle qu’il juge "trop reposé sur le travail". Si le chef de l’État s’est gardé de prononcer le terme controversé de "TVA sociale", (soutenue par le Medef), il a néanmoins évoqué la "consommation" comme piste de substitution.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article